Nouvelle opération de dépistage prévue :

Covid-19 : 17 cas positifs au centre de tri de Pierrefonds


Publié / Actualisé
Au centre de tri de Pierrefonds d'Ileva, géré par la Semrre, 17 cas de Covid-19 ont été recensés parmi les agents. Après avoir détecté 12 cas dans un premier temps, une opération de dépistage a permis de recenser 5 cas supplémentaires, faisant passer le total à 17 cas, sur près de 90 travailleurs au centre. Depuis le 18 mars, aucun nouveau cas n'a été recensé. Une seconde opération de dépistage est quand même organisée ce mercredi 24 mars. En parallèle, la direction a renforcé les gestes barrières et la sensibilisation auprès des travailleurs. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Au centre de tri de Pierrefonds d'Ileva, géré par la Semrre, 17 cas de Covid-19 ont été recensés parmi les agents. Après avoir détecté 12 cas dans un premier temps, une opération de dépistage a permis de recenser 5 cas supplémentaires, faisant passer le total à 17 cas, sur près de 90 travailleurs au centre. Depuis le 18 mars, aucun nouveau cas n'a été recensé. Une seconde opération de dépistage est quand même organisée ce mercredi 24 mars. En parallèle, la direction a renforcé les gestes barrières et la sensibilisation auprès des travailleurs. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Le premier cas de Covid-19 a été détecté le 8 mars dernier au centre de tri de Pierrefonds. "C'est monté assez vite, on est ensuite passés à 12 cas" raconte le directeur général de la Semrre, qui gère la gestion du centre. Dès le lundi 15 mars, la Semrre a sollicité l'agence régionale de santé (ARS) pour organiser un dépistage auprès des agents. Le Sdis, désormais en renfort sur les actions de l'ARS en terme de lutte contre la dengue et le Covid-19, s'est rendu sur place : 80 personnes ont été testées sur un total de près de 90 agents, intérimaires compris.

"Ce dépistage nous a permis de recenser 4 cas de Covid-19 supplémentaires, un cinquième nous a été rapporté alors qu'il était en congé" indique le directeur. Le total passe alors à 17 cas positifs. L'un d'eux a été hospitalisé la semaine dernière en unité Covid, mais pas en service de réanimation. Au moins un cas de variant a été rapporté sur ces 17 personnes contaminées. Si le terme de "cluster" dépend de l'ARS, la proportion d'agents contaminés sur le total de travailleurs reste préoccupante.

Depuis le 18 mars, aucun nouveau cas n'a été rapporté. "Nous avons décidé de réduire le personnel sur site, nous sommes passés de 8 postes par semaine à 5 et une quarantaine d'agents environ sont en activité partielle." Par ailleurs une nouvelle campagne de dépistage est prévue ce mercredi 24 mars, afin de s'assurer qu'aucun nouvel agent n'a été contaminé. Deux travailleurs sont actuellement en septaine car estimés cas contacts par l'ARS.

Dès le mercredi 17 mars, la Semrre a procédé à une désinfection complète du site. Une nouvelle désinfection est prévue ce jeudi 25 mars. "Nous avons aussi décidé de renforcer les mesures sanitaires, en incitant davantage à la distanciation entre les travailleurs, à faire attention pendant les pauses, à bien porter son masque quand ils font du covoiturage" explique Vincent Saillon.

Pour le directeur général, les mesures sanitaires étaient déjà bien en place au centre de tri, c'est la sensibilisation qu'il faut renforcer pour inciter les agents à garder une distance et leur masque sur le nez autant que possible. "On peut toujours faire mieux bien sûr mais depuis le début de la crise nous sommes mobilisés dans le port du masque, la mise à disposition de gel hydroalcoolique, la désinfection des espaces..." La Semrre espère désormais que la nouvelle opération de dépistage prévue ce mercredi ne fera pas gonfler le total de cas positifs.

mm/www.ipreunion.com / [email protected]

   

1 Commentaire(s)

Haha, Posté
Est ce une coïncidence qu'énormément de services municipaux de l'île soient des clusters (selon la définition de tout le monde sauf M. Fontaine)? Est ce qu'il y a des protocoles sanitaires? Réponse NON. Est ce qu'il y a du télétravail quand c'est possible. Réponse NON. A un moment tout çà pourrait se terminer au tribunal pour mise en danger de la vie d'autrui parce qu'un employeur est responsable de la santé de son employé pendant ses heures de travail.