Elle exige la suspension immédiate du projet :

L'association des maires s'oppose à la fermeture du service d'urologie du CHU nord


Publié / Actualisé
Dans une motion votée ce mercredi 12 mai 2021, l'association des maires s'oppose fermement à la fermeture du service d'urologie du CHU nord. Elle "exige des autorités sanitaires et de l'État la suspension immédiate de ce projet de fermeture et la mise en oeuvre des mesures fermes, rationnelles et responsables qui s'imposent pour garantir le fonctionnement normal du service public hospitalier". Elle déclare par ailleurs que la fermeture du service urologie du CHU Nord "est injustifiée, incompréhensible et sera lourde de conséquences sur le plan sanitaire, notamment dans une île où une forte proportion de la population est atteinte de comorbidité".
Dans une motion votée ce mercredi 12 mai 2021, l'association des maires s'oppose fermement à la fermeture du service d'urologie du CHU nord. Elle "exige des autorités sanitaires et de l'État la suspension immédiate de ce projet de fermeture et la mise en oeuvre des mesures fermes, rationnelles et responsables qui s'imposent pour garantir le fonctionnement normal du service public hospitalier". Elle déclare par ailleurs que la fermeture du service urologie du CHU Nord "est injustifiée, incompréhensible et sera lourde de conséquences sur le plan sanitaire, notamment dans une île où une forte proportion de la population est atteinte de comorbidité".

L'association des maires, représentée par le maire de Petite-Île Serge Hoareau, fustige dans une motion le projet de fermeture. De nombreux motifs sont invoqués par l'AMDR pour s'opposer à cette fermeture, programmée pour le début du mois de juin et qui impactera 1.600 patients suivis au sein de ce service.

"Considérant :

• la décision du CHU de La Réunion de fermer le service urologie de son pôle Nord, Félix Guyon ;
• les motifs réels et assumés invoqués par la direction du CHU à savoir la mésentente des spécialistes et l’incapacité de l’administration hospitalière à régler le problème ;
• la recommandation de l’IGAS et des plus hautes autorités de l’État de tenir compte de critères aussi futiles que des difficultés de travail en équipe ;
• les besoins sanitaires de la population réunionnaise et les 1600 patients aujourd’hui suivis ;
• l’accroissement de la population réunionnaise de 0,5% par an ;
• le caractère symbolique de la suppression du service urologie dans un hôpital qui porte le nom d’un urologue Réunionnais, Félix Guyon ;
• l’absence de consultation des élus, mis devant le fait accompli ;
• le mépris adressé à la population, premiers concernés par ce service public

L'AMDR constate qu’une fois de plus le service public à la Réunion subit une inégalité de traitement en comparaison avec le service public en Hexagone".

Elle pointe par ailleurs du doigt "que la suppression de ce service public ne peut être acceptée au regard des efforts déjà fournis par nos hôpitaux dans la rationalisation des moyens" et décide donc "de tout mettre en œuvre avec l’aide de tous les élus signataires, pour la préservation de cet acquis de la départementalisation"

www.ipreunion.com / [email protected]

   

3 Commentaire(s)

Mayaqui , depuis son mobile , Posté
Enfin une aide extérieure !
Joss, Posté
Je suis hyper sensibilisée par cette décision irrespectueuse que la Direction du CHU FÉLIX GUYON oppose à toute la population réunionnaise.J'espère que le service Urologie restera ouvert et que la raison l'emportera. C'est un service vital pour les Réunionnais et pour les 2000 malades en traitement thérapeutique d'urologie. Le désespoir s'éloigne, heureusement que les politiques rejoignent le bras de fer engagé contre l'administration de l'hôpital. Les députés ont envoyé un courrier commun à Monsieur Olivier VERAN le 8 mai dernier, l'intervention de l'Etat est attendue, je souhaite que l'hôpital reçoive la directive: le service Urologie continue, la Direction désavouée fait marche arrière.
Jean Mallac, Posté
Totoche à zot même. Inadmissible que pour des enfantillages nous arrive à prive à nous de soins vitaux. Foutez-moi ces bons à rien à la porte et remplacons-les! Est-ce que cela serait envisaagréable dans le privé ''