[VIDÉOS] Rouvrir malgré les contraintes :

Pass sanitaire : l'outil obligatoire pour reprendre une activité touristique


Publié / Actualisé
Sous-préfecture et Union des métiers et des industries de l'hôtellerie ont fait le point sur vendredi 13 août 2021 sur l'application du pass sanitaire dans les lieux accueillant du public. A l'hôtel Créolia, le pass est obligatoire pour accéder au restaurant ou aux activités de l'établissement. Une mesure nécessaire pour pouvoir reprendre une activité plus régulière mais inévitablement contrariante : 50% des réservations ont été annulées dans cet hôtel depuis les annonces du gouvernement. (Photos mm/www.ipreunion.com)
Sous-préfecture et Union des métiers et des industries de l'hôtellerie ont fait le point sur vendredi 13 août 2021 sur l'application du pass sanitaire dans les lieux accueillant du public. A l'hôtel Créolia, le pass est obligatoire pour accéder au restaurant ou aux activités de l'établissement. Une mesure nécessaire pour pouvoir reprendre une activité plus régulière mais inévitablement contrariante : 50% des réservations ont été annulées dans cet hôtel depuis les annonces du gouvernement. (Photos mm/www.ipreunion.com)

A l'hôtel Mercure Créolia de Saint-Denis, les clients sont peu nombreux mais l'activité repart. Pascal Turonnet, directeur de l'établissement, ne le cache pas cependant : "la situation est un peu catastrophique". "On s'est sentis obligés de fermer le midi parce que nous avions très peu de réservations. Sur l'activité hébergement nous avons beaucoup d'annulations, au moins 50%, tout simplement parce que les touristes ne viennent plus en ce moment." Tout le monde en souffre, y compris les artisans qui délivrent leurs produits à l'établissement.

Pour entrer dans l'hôtel et avoir accès à sa chambre, le pass sanitaire n'est pas obligatoire. Il le devient cependant dès lors que les clients veulent accéder au bar-restaurant, à la piscine ou à la salle de sport. En cas d'absence de pass, les repas sont distribués directement dans les chambres.

Pour accompagner les clients dans cette nouvelle façon de faire, la pédagogie est nécessaire : "tout est axé sur la formation des équipes, pour qu'elles soient à l'aise, étant donné que nous sommes dans des métiers de service, pas de contrôle".

Dans le hall de l'hôtel, une borne pour permettre aux clients à la fois de badger leur pass sanitaire mais aussi entrer leur carnet avec numéro de téléphone, demandé désormais par les hôtels et les restaurants pour assurer le contact tracing en cas de cas positif détecté dans l'établissement.

- "Il faut compter sur l'avenir" -

Pour le sous-préfet à la relance, l'instauration du pass sanitaire était nécessaire pour une reprise économique, bien que faible en cette période de confinement. L'espoir se porte, une fois de plus, sur la vaccination. "Aujourd'hui elle suit son cours avec plus de 50% des Réunionnais éligibles qui ont au moins une injection" rappelle Gilbert Manciet.

"Ce pass sanitaire, moi j'ai bien entendu le message des opérateurs, il va amener des contraintes et faire baisser leur chiffre d'affaires. Mais entre garder ces activités fermées ou leur donner la possibilité de pouvoir rouvrir avec le pass sanitaire, c'est le deuxième choix qu'on a fait" ajoute-t-il.

Patric Serveaux, président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH), garde espoir. "Les chiffres du Covid ont augmenté de manière exponentielle. Le risque c'est de passer bientôt à 1000, 2000 (de taux d'incidence, ndlr) comme d'autres territoires. Il y a donc eu des mesures de freinage : c'est malheureux pour les professionnels qui ont arrêté leur activité, mais c'est un investissement pour l'avenir."

Le confinement partiel et le couvre-feu sont reconduits pour 15 jours, d'ici la fin du mois, les acteurs touristiques espère que "la situation permettra aux autorités sanitaires de pouvoir redémarrer le service du soir, soit avec une fin du couvre-feu soit un couvre-feu beaucoup plus tardif que ça" envisage Patrick Serveaux.

- Plusieurs types d'aides pour les entreprises fermées -

En attendant que les affaires reprennent pleinement, le sous-préfet à la relance rappelle les mesures économiques "qui se divisent en trois blocs". "Pour les fermetures administratives de plus de 21 jours il y a le fonds de solidarité renforcé ; pour les activités de secteurs protégés - on y retrouve le tourisme, l'hôtellerie, les bars, les restaurants – le fonds de solidarité renforcé peut être mobilisé dès lors que l'on compte 21 jours en état d'urgence sanitaire, actuellement en place jusqu'au 30 septembre ; et enfin il y a l'accompagnement des salariés de moins de 50 salariés qui auraient à subir huit jours de confinement sur un mois ce qui est le cas en août : elles peuvent bénéficier, dès lors qu'elles ont plus de 20% de pertes de leur chiffre d'affaires, d'une aide de 1.500 euros" rappelle Gilbert Manciet.

Pour le tourisme, un accompagnement est également en place avec l'exonération des charges patronales et un accompagnement de 20% pour les charges sociales. Dernière aide économique : l'activité partielle, avec un reste à charge de 0 pour la plupart des activités impactées par le confinement et le couvre-feu.

mm/www.ipreunion.com / [email protected]

   

1 Commentaire(s)

Eve, Posté
Je ne me ferai pas vacciner pour aller dans les lieux de plaisir Je trouverai mon plaisir ailleurs #DIGNITE