Le tribunal administratif a tranché :

Saint-Louis : la mairie doit réintégrer les employés communaux dont la titularisation avait été suspendue


Publié / Actualisé
La justice a tranché en faveur des employés communaux de Saint-Louis. Le tribunal administratif demande en effet à la mairie de réintégrer les 139 employés qui s'étaient vus annuler leur titularisation. Le syndicat SAFPTR se félicite de cette décision tandis que la maire Julian M'Doihoma annonce qu'elle compte faire appel. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
La justice a tranché en faveur des employés communaux de Saint-Louis. Le tribunal administratif demande en effet à la mairie de réintégrer les 139 employés qui s'étaient vus annuler leur titularisation. Le syndicat SAFPTR se félicite de cette décision tandis que la maire Julian M'Doihoma annonce qu'elle compte faire appel. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Le syndicat autonome de la fonction publique territoriale de La Réunion (SAFPTR) salue "une bonne nouvelle". La centaine d'employés communaux de Saint-Louis, dont la titularisation avait été réalisée au moment des élections municipales, doit être réintégrée par la mairie. Le tribunal administratif a en effet annulé les arrêtés municipaux de retrait de titularisation.

"Les agents communaux de Saint-Louis retrouvent leurs droits !" estime le syndicat qui affirme "il n’y aura aucun licenciement à venir. C’est une très grande victoire pour ces employés communaux qui ont attendu avec impatience mais persévérance plus d’un an ces décisions de justice."

La maire de Saint-Louis, Juliana M'Doihama, annonce quant à elle que la ville va faire appel. "Un maire pourrait-il donc continuer à titulariser massivement sans budget à la veille des élections ?" s'interroge-t-elle sur sa page Facebook. La décision du tribunal "vient alourdir la masse salariale de la commune (déjà près de 80%) et ralentir nos perspectives de développement" selon l'élue.

Le dossier qui oppose la maire de Saint-Louis Juliana M'Doihoma aux employés communaux dure depuis juin 2020. Suite à son élection, celle-ci avait suspendu plusieurs contrats de titularisation lancés par l'ancien maire Patrick Malet, évoquant une manipulation politicienne à l'approche du scrutin. Le tribunal administratif était allé dans son sens en suspendant le plan de titularisations, et la cour d'appel de Bordeaux a estimé que ce plan était légal. A nouveau, la justice donne raison aux employés communaux. Cette affaire a donné lieu à plusieurs grosses manifestations dans les rues de Saint-Louis fin 2020.

www.ipreunion.com / [email protected]

   

6 Commentaire(s)

Estelle, depuis son mobile , Posté
Ceux qui ont titularisé ces agents doivent renumerer ces agents ils doivent assumer leurs décisions.
Stean, Posté
Tout mon soutien à Madame la Mairesse; en espérant qu'elle fera à nouveau appel de cette décision dangereuse pour nous contribuables
La vérité si je mens !, Posté
Juliana M'Doihama, elle n'est pas sortie de l'auberge . Quand à la justice des hommes rendu soit disant au nom du peuple détonne
CHABAN, Posté
Et pan sur le bec !
Raphael, depuis son mobile , Posté
ce qui revient à dire que les maires peuvent recruter à tour de bras, titulariser les plus fidèles (et les plus enclins à rouler pour eux, quitte à franchir la ligne rouge),
et peu importe la compétence et la méritocratie.

je suis affligé de ce que je lis, et surpris qu'un grand syndicat comme le safptr puisse être acteur de ce qui rendra nos collectivité plus fragile, incompétente et malhonnête.

SAFPTR : il n'y a que le concours qui puisse rendre les compétences aux agents.
le copinage qui a bénéficié aux agents titulariser -voir article- permets d'embaucher des idiots serviles.
et ce sont ses idiots serviles qui veillerons nos enfants (maternelle et primaire) à la cantines, au périscolaire, au centre aéré communale...

c'est triste ce que vous avez fait !
Sans Phénol , Posté
Cette ville n'a décidément pas de chance. La maire nous fait penser à Hamilcaro et ce n'est pas un complément