Un variant "salvateur" à sa manière :

Covid-19 : et si Omicron nous permettait d'en finir avec la pandémie


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Trois fois plus contagieux mais aussi moins sévère que le Delta, le variant Omicron pourrait peut-être permettre de sortir un jour de la vague pandémique qui sévit depuis près de deux ans. C'est l'avis partagé par l'Agence européenne des médicaments et l'Organisation mondiale de la santé. Répandu très rapidement de pays en pays, le variant Omicron gagne du terrain chaque jour. Au terme de nombreuses contaminations, il pourrait finir par renforcer l'immunité naturelle de la population mondiale, en plus du vaccin. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Trois fois plus contagieux mais aussi moins sévère que le Delta, le variant Omicron pourrait peut-être permettre de sortir un jour de la vague pandémique qui sévit depuis près de deux ans. C'est l'avis partagé par l'Agence européenne des médicaments et l'Organisation mondiale de la santé. Répandu très rapidement de pays en pays, le variant Omicron gagne du terrain chaque jour. Au terme de nombreuses contaminations, il pourrait finir par renforcer l'immunité naturelle de la population mondiale, en plus du vaccin. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

C'est au cours d'une conférence de presse ce mardi que Marco Cavaleri, chef de la stratégie vaccinale de l'Agence européenne des médicaments (EMA), a estimé qu'Omicron pouvait entraîner une "immunité naturelle". "Avec l'augmentation de l'immunité dans la population - et avec Omicron, il y aura beaucoup d'immunité naturelle en plus de la vaccination - nous avancerons rapidement vers un scénario qui sera plus proche de l'endémicité" a-t-il alors déclaré.

Le variant s'est répondu à vitesse grand V depuis le 25 novembre 2021, jour de son identification officielle par des scientifiques en Afrique du Sud. Or qui dit hausse mondiale des contaminations et vaccination dit immunité pour l'EMA. "Personne ne sait exactement quand nous serons au bout du tunnel, mais nous y arriverons", a ajouté Marco Cavaleri, lors de cette conférence.

Car si chacun s'accorde à dire depuis des mois qu'il faudra s'habituer à vivre avec le virus, il est urgent et nécessaire de sortir de la phase dite "pandémique", celle qui provoque saturation des hôpitaux et décès liés directement au Covid-19. A La Réunion, 16 personnes sont décédées du 1er au 7 janvier dont un mineur de moins de 14 ans et 50 patients Covid se trouvent en service de réanimation. 

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De son côté, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Europe estime que "plus de 50% de la population [de l'Europe] sera infectée par Omicron dans les six à huit prochaines semaines", en accord avec les projections de l'Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME). C'est ce qu'a déclaré le directeur de l'OMS Europe Hans Kluge ce mardi, qualifiant la vague Omicron de véritable "raz-de-marée". Les mutations présentées par ce variant lui permettraient "d'adhérer plus facilement aux cellules humaines" y compris les personnes déjà infectées et/ou vaccinées.

- Plus de contaminations, pas forcément plus de décès -

Avec ces affirmations, l'EMA comme l'OMS ne cachent par leur espoir de voir la fin de la pandémie approcher et font d'Omicron un variant presque "salvateur". On peut cependant s'interroger : au prix de combien de vies ?

Dans certains pays comme l'Afrique du Sud - qui a été injustement coupée du monde après avoir identifié le variant Omicron -, la vague est passée sans faire augmenter considérablement le nombre de décès. Les hospitalisations auraient même été moins nombreuses que lors des précédentes vagues.

La directrice de l'ARS de La Réunion Martine Ladoucette le rappelait justement le jeudi 6 janvier : le variant Omicron est "trois fois plus contagieux" mais aussi "trois fois moins sévère" que le Delta.

Pour autant une hausse des contaminations entraîne forcément une hausse des hospitalisations. Qui dit davantage de personnes malades dit davantage de monde à l'hôpital. Les formes sévères semblent cependant ne pas suivre de manière proportionnelle. Alors que lors de la vague d'août 2020 à La Réunion, les hôpitaux étaient saturés avec pourtant 122 lits de réanimation disponibles et un taux d'incidence de 420 pour 100.000 habitants, cette fois il n'en est rien. Les hôpitaux comment à être en sérieuse tension, mais le taux d'incidence, lui, est déjà à plus de 2.600.

- La 4ème dose pas forcément utile ? -

Puisque les institutions sanitaires comptent sur Omicron sur permettre d'atteindre une forme d'immunité, les rappels de vaccin à répétition semblent moins séduire. La vaccination reste une protection essentielle et collective selon les autorités sanitaires qui évite avant tout la saturation des services hospitaliers. A La Réunion, 90% des personnes en réanimation ou en unité Covid à cause du virus sont non vaccinées. Si Omicron continue et va continuer de contaminer, seule la vaccination semble à ce stade éviter les formes graves.

Les injections à répétition ne semblent pas pour autant être la solution. Dans son intervention de ce début de semaine, l'EMA a exprimé des doutes sur l'intérêt d'une future quatrième dose de vaccin, alors qu'en France la campagne de la troisième dose, ouverte à tous les adultes de plus de 18 ans, bat son plein.

L'injection de doses répétées n'est pas une stratégie "durable" selon l'agence du médicament. "Si nous avons une stratégie dans laquelle nous donnons des rappels tous les quatre mois, nous finirons par avoir potentiellement des problèmes de réponse immunitaire. Deuxièmement, il y a bien sûr le risque de lassitude de la population avec l'administration continue de doses de rappels" a déclaré Marco Cavaleri.

Omicron deviendra-t-il alors notre nouvelle "grippe" ? Car il faut le dire, le virus continuera à tuer c'est indéniable au même titre que d'autres virus, d'autres épidémies qui tuent également. La grippe en fait justement partie et chacun s'est désormais habitué aux traditionnels rappels annuels du vaccin. Pour autant, le Covid-19 n'en est pas à ce stade selon les institutions sanitaires.

Et pour cause, la pandémie est toujours en cours. L'OMS Europe rappelle que le virus "évolue assez rapidement et pose de nouveaux défis. Nous n'en sommes donc certainement pas au point de pouvoir le qualifier d'endémique", a affirmé la responsable des situations d'urgence à l'OMS Europe, Catherine Smallwood. Mais un début serait d'espacer les rappels et les administrer à une période donnée (au début de l'hiver en Métropole en l'occurrence) pour l'EMA.

mm/www.ipreunion.com / [email protected]

   

1 Commentaire(s)

Angel, Posté
Merci un journaliste qui se positionne c est bien ! Confinement total c est impossible notre économie est à l agonie ! Plus d aides de l Etat cette fois ci ! Epargner une poignée de personnes alors que tte la population prise en otages ya plus de morts de la route et du cancer chaque annee ici fait on quelque chose pr y remédier... on est train de nous enfermer museler priver de tout c est juste survivre j appelle pas ça vivre! Une vaccinée isolée cz elle a cause de gros pontes qui se mettent plein les poches avec le vaccin alors quil y a un traitement medicamenteux existants legal arretez votre diktat mr Le prefet et La Doucette de l Ars vous etes des tyrans ! Retour de karma assuré '