Mouvement anti pass sanitaire :

Violences en Guadeloupe : un gendarme blessé par balle


Publié / Actualisé
Des violences ont éclaté jeudi en Guadeloupe où un gendarme a été blessé à balle réelle à Pointe-à-Pitre et six personnes interpellées, a-t-on appris auprès de la gendarmerie et de la police.Le pronostic vital du gendarme n'est pas engagé et une enquête a été ouverte, selon la source policière. Le procureur de la République doit tenir une conférence de presse vendredi. Du côté des manifestants, une volonté "de nous empêcher de manifester", ainsi que des "violences policières", et des "gazages" sont dénoncés (Photo d'illustration AFP)
Des violences ont éclaté jeudi en Guadeloupe où un gendarme a été blessé à balle réelle à Pointe-à-Pitre et six personnes interpellées, a-t-on appris auprès de la gendarmerie et de la police.Le pronostic vital du gendarme n'est pas engagé et une enquête a été ouverte, selon la source policière. Le procureur de la République doit tenir une conférence de presse vendredi. Du côté des manifestants, une volonté "de nous empêcher de manifester", ainsi que des "violences policières", et des "gazages" sont dénoncés (Photo d'illustration AFP)

Il y a une semaine, le collectif d'organisations mobilisé contre l'obligation vaccinale avait appelé l'ensemble de l'île à se joindre à une journée "île morte" " et à se "mobiliser partout , dans la rue et devant les entreprises". L'appel, lancé pour la date anniversaire de la formation en 2009 du collectif Lyannaj Kont Pwofitasyon (LKP, qui regroupe une cinquantaine d’organisations), globalement peu suivi, a fini par donner lieu à plusieurs points de tensions sur l'île et quelques blocages par des poignées de personnes à l'entrée de supermarchés ou devant certaines stations services, a-t-on pu constater tout au long de la journée.

Lire aussi : Guadeloupe : actions coups de poing contre l'obligation vaccinale et reprise de l'épidémie

- Des manifestations dégénèrent -

Au Centre hospitalier de Basse-Terre, "une quarantaine de personnes ont tenté de pénétrer dans le bâtiment administratif", a expliqué à l'AFP Christine Wilhem, directrice de l'hôpital. Elle a dû être exfiltrée par les vigiles qui assurent la protection des abords de l'établissement. "On commence à avoir l'habitude de se protéger", a t-elle encore dit.

Dans le centre de l'île, des manifestations "non autorisées" selon la préfecture ont dégénéré lors des opérations de maintien de l'ordre sur la commune des Abymes, selon la même source qui précise que "les forces de l'ordre ont été prises à partie par des jets de projectiles divers, pierres, cocktails molotov, boulons....".

Sur la chaîne Canal 10, le syndicaliste Gaby Clavier, ex secrétaire de la branche santé de l'UGTG a dénoncé une volonté "de nous empêcher de manifester", ainsi que des "violences policières", et des "gazages".

Les manifestants ont été "repoussés sur plusieurs kilomètres" selon une source policière mais ont érigé des barricades et obstrué les axes routiers. Des survols d'hélicoptère ont également eu lieu. Selon le parquet de Pointe-à-Pitre, "au moins trois tirs" à balles réelles ont été comptés et "au moins un magasin a été pillé", alors que la nuit venait à peine de tomber.



- Sabotage au CHU -

Dans un communiqué publié ce mercredi, la direction du CHU de Guadeloupe a indiqée que des opérations de "sabotage préjudiciables au bon fonctionnement des services hospitaliers" ont été perpétrées sur les installations électriques du CHU, au pôle logistique de Terrasson aux Abymes et au centre de PMA (Procréation Médicalement Assistée) de Moudong à Baie-Mahault, au cours de ces derniers jours.

Les activités de ces deux entités ont été perturbées ; cependant, elle précise que grâce à l'action rapide des services techniques du CHU, le retour à la normale a été possible. Ces actes de vandalisme ont depuis fait l'objet de dépôt de plaintes.

Plus tôt dans le mois, la direction du CHU a par ailleurs été agressée par des manifestants. Le directeur du CHU ainsi que son adjoint ont été séquestrés durant plusieurs heures. Le directeur Gérard Cotellon a été frappé et sa chemise arrachée.

Ces manifestations interviennent alors que la situation sanitaire est toujours aussi dégradée. Tous les établissements hospitaliers y sont à nouveau en plan blanc depuis mercredi, l'ARS annonçant près de 16.500 nouveaux cas de Covid-19 en une semaine.

www.ipreunion.com avec l'ARS

   

1 Commentaire(s)

THOR, Posté
Vraiment regrettable d'en arriver là, en espérant que ce gendarme s'en remette, mais qui sème le vent récolte la tempête et les guadeloupéens ont le sang chaud !