Une probable augmentation à 121 lits de réanimation :

Restrictions sanitaires : "aucun changement prévu avant plusieurs semaines" annonce le préfet


Publié / Actualisé
Le préfet Jacques Billant s'est entretenu avec les maires, comme à son habitude, ce mercredi 26 janvier 2022 sur la situation sanitaire dans l'île. Il leur a notamment indiqué que les restrictions sanitaires actuelles seraient "encore en place pour trois semaines au moins" et qu'aucune prévision n'était possible pour le moment concernant les levées de ces restrictions. Il a précise qu'il "reviendra vers les différents acteurs plus tard pour plus de lisibilité". L'ARS a annoncé de son côté une probable ouverture de lits supplémentaire en réanimation suite au déclenchement du Plan blanc, pour passer de 111 lits actuellement à 121 (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Le préfet Jacques Billant s'est entretenu avec les maires, comme à son habitude, ce mercredi 26 janvier 2022 sur la situation sanitaire dans l'île. Il leur a notamment indiqué que les restrictions sanitaires actuelles seraient "encore en place pour trois semaines au moins" et qu'aucune prévision n'était possible pour le moment concernant les levées de ces restrictions. Il a précise qu'il "reviendra vers les différents acteurs plus tard pour plus de lisibilité". L'ARS a annoncé de son côté une probable ouverture de lits supplémentaire en réanimation suite au déclenchement du Plan blanc, pour passer de 111 lits actuellement à 121 (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Ce mardi, le taux d'incidence culminait à 5.481 pour 100.000 habitants, avec 90% des lits de réanimation occupés sur les 111 disponibles (soit 100 lits occupés). "En réanimation, le variant Delta représente 75% des hospitalisations. Un indicateur qui explique un nombre important de patients en réanimation, mais il existe une possibilité de baisse car le variant Omicron prend le pas" a précisé l'ARS. 234 patients sont hospitalisés en médecin pour le covid dans les établissements publics et privés. Les autorités comptabilisent aussi les hospitalisations à domicile. "Nous constatons une augmentation des hospitalisations,  mais avec des durées de séjour plus courtes, ce qui traduit là aussi que la forte prévalence du omicron fait baisser la durée de séjour" ont elles souligné. 

"Sur les scénarios établis en fonction du pic de Omicron pour les prochains 10 à 15 jours, on estime à priori arriver sur un plateau plus ou moins long avec 60/70 patients hospitalisés en réanimation jusqu'à mi-février. Avec les 122 lits, nous pourrons passer cette période..." a espéré l'ARS.  "C'est un outil qui permet d'avoir une visibilité sur ce que pourrait être au niveau de la tension hospitalière" a-t-elle ajouté.

Le président de l'AMDR, Serge Hoareau, a lui interpellé l'ARS sur l'augmentation des décès, alors que 38 patients sont décédés la semaine dernière. "Ce que nous savons c'est qu'Omicron est trois fois moins dangereux que Delta car il y a trois fois moins de recours a l'hôpital. Mais même si moins dangereux, avec la multiplication des cas Omicron par 5,6 ou 10, on aura toujours des cas sévères" a répondu l'ARS. "Nous savons que la vaccination prévient contre les formes sévères.  Il ya un sous-variant Omicron qui circule mais il n'y a à priori pas de sévérité comme le Delta. Vu la contagiosité nous espérons passer la vague de l'immunité de masse qui nous éviterait un nouveau variant" a-t-elle ajouté.

- Aucune date de levée de restrictions -

Les maires ont interrogé les autorités quels bénéfices apportait désormais le couvre-feu, alors que les chiffres continuent de s'emballer. "Tout ce qui peut restreindre les risques de contamination est à prendre en compte" ont répondu les autorités.

"Avec les relâchements liés à la fête, aux rassemblements ou autre moments de conviavilité, nous avons une volonté de préserver des règles de distanciation et de port du masque pour ralentir la croissance. Nous essayons aussi d'étaler les impacts pour éviter un pic qui nous aurait amener à un taux de dépistage explosif avec saturation des hôpitaux. Le couvre-feu évite les moments de contamination possible" ont-elles précisé.

- Une rentrée scolaire sous le signe du Covid-19-

Il y a actuellement 8% des enseignants absents, soit environ 1.000 personnes, et 4,2% des classes sont fermées, principalement dans le 1er degré. "La moitié environ des fermeture sont imputables à l'absence des enseignants, et l'autre à l'absence des personnels communaux" a indiqué la rectrice Chantal Manès-Bonnisseau.

"Malgré cette crise, nous devons maintenir la possibilité pour les élèves d'avoir une éducation de qualité. Un jour perdu est un jour qui se rattrape difficilement. Ainsi nous renforcons : l'équipement du personnel avec masques chirurgicaux, rappel des gestes barrière et distribution d'auto-test. Dès janvier 2 auto-tests ont été distribués, et à partir de mars 10 seront distribués par mois pour se faire tester même sans cas-contact pour les personnels. Ils sont à récupérer dans les écoles directement. Il y aura aussi un bon pour l'ensemble des personnels, qui sera donné par l'Education nationale" a-t-elle détaillé.

"Nous avons aussi renforcé le vivier de remplaçants dans le 1er et 2cnd degré. Nous avons un volant dans l'académie de la Reunion de plus de 600 remplaçants qui sont affectés uniquement aux remplaçants, sachant que nous avons 6.000 professeurs, soit près de 10% de remplaçants. Nous avons renforcé ce vivier depuis novembre avec le recrutement de 30 remplaçants. Il y a en plus les professeurs qui étaient sur liste complémentaire : 18 d'entre eux ont été recrutés. Ainsi nous avons en tout 88 professeurs en plus à cette reprise. Cela ne suffit cependant pas pour combler toutes les absences, 331 classes ont donc été fermées ce lundi" a précisé la rectrice.

A noter qu'une grève nationale des professeurs est annoncée pour ce jeudi, qui devrait être particulièrement suivie dans le premier degré. "Nous avons 228 écoles qui ont déclaré plus de 25% d'enseignants qui vont faire grève, il revient aux communes d'organiser le service minimum" a-t-elle rappellé. L'AMDR indique de son côté que les communes sont dans des "situations très difficiles face aux difficultés d'organisation du personnel des écoles".

www.ipreunion.com / [email protected]

   

1 Commentaire(s)

Gio, Posté
Sakifo écoles ouvertes : c'est de votre faute