Journée nationale du don d'organe :

Le CHU reprend la greffe rénale sur donneur vivant


Publié / Actualisé
Afin de marquer la " Journée nationale de réflexion sur le don d'organes, la greffe et la reconnaissance du donneur " du 22 juin, une journée de sensibilisation et de réflexion autour du don d'organe a été organisée au CHU Félix Guyon de Saint-Denis. L'occasion aussi, pour le CHU de La Réunion d'annoncer la reprise de la greffe rénale sur donneur vivant. Autour d'un stand situé dans le hall de l'établissement, professionnels, patients et visiteurs ont aussi pu échanger avec des spécialistes du don d'organe et de tissu, et de la greffe. Nous publions ci-dessous le communiqué du CHU de La Réunion. (Photo d'illustration : rb/www.ipreunion.com)
Afin de marquer la " Journée nationale de réflexion sur le don d'organes, la greffe et la reconnaissance du donneur " du 22 juin, une journée de sensibilisation et de réflexion autour du don d'organe a été organisée au CHU Félix Guyon de Saint-Denis. L'occasion aussi, pour le CHU de La Réunion d'annoncer la reprise de la greffe rénale sur donneur vivant. Autour d'un stand situé dans le hall de l'établissement, professionnels, patients et visiteurs ont aussi pu échanger avec des spécialistes du don d'organe et de tissu, et de la greffe. Nous publions ci-dessous le communiqué du CHU de La Réunion. (Photo d'illustration : rb/www.ipreunion.com)

Sensibiliser la population sur l’importance du don d’organe est crucial à La Réunion. L’île est particulièrement touchée par les maladies rénales avec trois à quatre fois plus de personnes concernées comparativement à la France métropolitaine. Un Réunionnais est donc beaucoup plus exposé et a davantage de risque d'avoir un jour besoin d'une greffe de rein. Le diabète, qui est particulièrement fréquent à La Réunion, explique en partie cette forte fréquence de l'insuffisance rénale.

Depuis le milieu des années 1980, les greffes de rein sont réalisées à La Réunion. Aujourd’hui, plus de 500 Réunionnais vivent avec une greffe de rein et plus de 1 800 grâce à la dialyse. Le nombre de greffes reste donc très insuffisant, malgré la multiplication des interventions avec plus de 70 greffes par an, avant l'épidémie Covid-19. Plus de 100 greffes par an seraient nécessaires au regard de la file active de patients.

Le département souffre d'un manque de dons d'organes et en particulier de reins alors que le besoin de greffe rénale reste très important : A date, 300
Réunionnais sont en attente d’une greffe de rein. La cause majeure de cette carence est un taux de refus plus élevé qu'en métropole.

Le CHU continue à développer les greffes et a l’immense plaisir d’annoncer la réalisation d’une nouvelle greffe de rein à partir de donneur vivant. En effet, après plusieurs années d’interruption, un nouveau patient a pu bénéficier avec succès, d’une greffe de rein avec un donneur vivant. La retour de ce type d’opération au CHU
de La Réunion ouvre des pespectives nouvelles pour les centaines de patients encore en attente de greffe sur l’île.

L’autre greffe réalisée au CHU de La Réunion est la greffe de cornée. Cette opération est plus habituelle que la greffe rénale du fait du peu de contraintes pour le prélèvement. En effet, il n’y a pas d’âge limite au prélèvement de cornées et très peu de contre-indications.

Par ailleurs, une 1ère greffe de cœur au CHU devrait intervenir dans les tous prochains mois, pour laquelle l’établissement et l’ensemble des équipes médicales et soignantes se préparent en réalité depuis plusieurs années, en lien étroit avec l’Agence de Biomédecine.

- Comment donner son consentement pour un don d’organe ? -

Aujurd’hui, plus de 66 000 personnes vivent grâce à un organe greffé en France.

En France, le don d'organes est très encadré et se fonde sur plusieurs principes : le consentement présumé, l’anonymat et, bien sûr, la gratuité. En France, chaque patient est présumé donneur de ses organes après sa mort.

En cas d’opposition au don de ses organes après sa mort, il faut être inscrit sur le " registre national des refus " ou l’avoir écrit dans ses directives anticipées. Des équipes spécialisées au sein de l’établissement sensibilisent et accompagnent les familles à ces démarches, en respectant scrupuleusement les souhaits des défunts.

Il est donc essentiel de continuer à sensibiliser et organiser des moments de réflexion comme celui-ci autour du don d’organe et de tissu afin d’inviter chacun à communiquer son choix à ses proches et faire respecter sa volonté.

   

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