Courrier des lecteurs :

Réforme Peillon sur les rythmes scolaires : carton rouge pour la mesure la plus impopulaire


Publié / Actualisé
Malgré l'intense campagne de communication pour vendre sa réforme, force est de constater que Peillon a échoué à convaincre les citoyens. Ainsi, un sondage BVA, publié jeudi 11 avril 2013, fait apparaître que la réforme Peillon est la mesure la plus impopulaire (58% contre).
Malgré l'intense campagne de communication pour vendre sa réforme, force est de constater que Peillon a échoué à convaincre les citoyens. Ainsi, un sondage BVA, publié jeudi 11 avril 2013, fait apparaître que la réforme Peillon est la mesure la plus impopulaire (58% contre).

Le ministère a réussi le tour de force de se mettre tout le monde à dos : élus, enseignants, parents d’élève… et la population. C’est beaucoup de monde pour une réforme pourtant présentée comme un levier majeur de la réussite scolaire des enfants.

En fait personne n’a été dupe et le bon sens l’a emporté : la reforme Peillon est jugée pour ce qu’elle est, c'est-à-dire, comme une reforme brouillonne, bâclée, précipitée, menée au forceps sans la moindre concertation et dangereuse.

Le ministre de l’éducation qui continue de rester sourd serait bien inspiré de tirer les leçons d’un tel échec cuisant.

80 % des communes qui ont décidé de ne pas mettre en application en 2013 sa réforme, 58 % des citoyens hostiles à celle-ci, opposition forte des personnels, il devrait retrouver raison et ne pas s’entêter à "être seul contre tous" car une bonne réforme est une reforme partagée et non pas une réforme imposée.

Ce dernier sondage nous conforte et légitime notre exigence de l’abrogation du décret Peillon sur les rythmes scolaires.

La CGTR EDUC’ACTION appelle localement à  la poursuite des mobilisations sur le plan local. Elle invite le ministre à retrouver raison et à renoncer à sa reforme si décriée, à ouvrir une véritable concertation   pour une réforme qui aille réellement dans le sens des intérêts des enfants et qui ne soit pas juste un tour de passe-passe pour municipaliser, au final, l’école de la République.

   

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