Tribune libre du C.mac 974 :

Un député qui marche...vers le peuple


Publié / Actualisé
Voilà deux mois qu'il marche à pied à travers toute la France à la rencontre des citoyens. C'est l'affaire Cahuzac et l'inadéquation de la réponse politique aux problèmes des français qui le pousse à prendre la route. Représentant du peuple, c'est vers lui que Jean Lassale a souhaité s'en retourner. Comprendre la détresse de ces hommes et ces femmes qui souffrent d'une crise devenue un état normal depuis de trop nombreuses années, pour apporter une réponse Politique en adéquation aux aspirations des français, voilà la démarche de Jean Lassale (Photo archives - Manifestation du C.mac à Saint-Denis).
Voilà deux mois qu'il marche à pied à travers toute la France à la rencontre des citoyens. C'est l'affaire Cahuzac et l'inadéquation de la réponse politique aux problèmes des français qui le pousse à prendre la route. Représentant du peuple, c'est vers lui que Jean Lassale a souhaité s'en retourner. Comprendre la détresse de ces hommes et ces femmes qui souffrent d'une crise devenue un état normal depuis de trop nombreuses années, pour apporter une réponse Politique en adéquation aux aspirations des français, voilà la démarche de Jean Lassale (Photo archives - Manifestation du C.mac à Saint-Denis).

L'humain et le respect en bandoulière. Jean Lassale, du fin fond de ses Pyrénées natales, est un combattant de la terre profondément attaché à ces racines et sa culture occitane. A son actif de nombreux faits d'armes, dont certains très médiatiques :

- En juin 2003, il entonne l'hymne occitan dans l'hémicycle pendant les questions au gouvernement pour obtenir le maintien d'une gendarmerie près du tunnel du Somport.

- Le 7 mars 2006, il entame au Palais Bourbon, dans la salle des quatre colonnes, une grève de la faim pour faire pression sur le gouvernement et éviter la délocalisation au sein même de son département, d'une usine employant plus de 150 personnes de sa vallée. Mais plus récemment, c'est la politique écologique de la France qui l'indigne. Président pendant 10 ans du parc national des Pyrénées, Jean Lassale dénonce " cette politique de gestion des territoires anti-démocratique et cynique qui a réussi à prendre en otage une opinion publique déboussolée.

Dès lors, il devient impossible de remettre en cause, à quelque niveau que se soit, Natura 2000 ou les parcs nationaux, sans être accusé d'être des " destructeurs de la nature ".

Il se fait remarquer à l'Assemblée nationale en novembre 2008 en dénonçant la position de la plupart des hommes politiques sur le pacte Nicolas Hulot : " je propose simplement d’élever Nicolas Hulot au rang de père de la Nation, et même, profitant des bonnes relations qu’entretient le Président de la République avec le pape, de le canoniser. (Sourires.) Il serait en effet prudent de le mettre à l’abri de la justice, qui risque de lui demander un jour des comptes : car c’est bien l’argent des grands spéculateurs les plus pollueurs qu’il blanchit, ou verdit, dans sa fondation

 En 2011, en commission du développement durable à l'Assemblée nationale face au directeur général de la plus puissante ONG de protection de l'environnement, il " accuse le WWF d'être la plus grande entreprise de mystification au monde et d'être une des plus grandes entreprises de blanchiment d'argent sale en le verdissant.... "

Président depuis 2002 de l'Association des populations des montagnes du monde, réseau international de montagnards présent dans plus de 70 pays, Jean Lassale créée le Collectif National des Racines et des Hommes.

Pour le CNRH, auquel le C.mac adhère avec de nombreuses autres associations à travers la France, la préservation de notre patrimoine écologique et paysager est et doit demeurer l’affaire de tous, dans les zones rurales comme dans les zones urbaines. Mais cette volonté politique doit reposer sur une volonté de responsabiliser l’ensemble de nos concitoyens dans le sens d’une gestion du territoire en tant que bien commun. Certes, la démarche est plus complexe qu’une décision autoritaire et radicale souvent fondée sur la stigmatisation de pratiques ou d’activités. Mais cette volonté doit nous amener à repenser l’aménagement, l’entretien et l’utilisation du territoire sous un angle plus consensuel, plus respectueux et surtout plus responsable.

En novembre 2012, il confesse avoir des doutes dans la démocratie, ce qui explique sûrement sa démarche d'aujourd'hui. Au cours de cette marche, à l'image des cahiers de doléances écrit à la veille de la révolution française, il lance les cahiers de l'espoir. "Je ne veux pas lancer une nouvelle révolution française. Moi ce que je veux, c'est une mutation de notre temps pour s'adapter à cette société qui a complètement changé au cours des vingt dernières années."

 " La lutte pour la liberté amène les montagnards, les marins et les gens des plaines, tous ces hommes attachés à leur culture et à leurs racines, à se rencontrer " nous dit Jean Lassale, qui devrait dans le courant de l'année, si tout va bien, se rendre sous nos cieux pour évoquer notamment le sujet du parc national.

C.mac 974

   

1 Commentaire(s)

Kernavalen, Posté
On pourrait croire que Jean Lassale est juste un original. Ce serait une grave erreur. Cet homme est un homme de terroir, un homme proche du peuple de France, un digne représentant de la société.