Courrier des lecteurs de Loïc Pa :

Quand Edouard Martin se prend pour Valérie Bénard


Publié / Actualisé
Tout le monde connaît Edouard Martin, le syndicaliste CFDT qui s'est battu bec et ongle pour défendre les emplois de l'aciérie de Florange. Après avoir fait campagne contre Sarkozy, il a fustigé les mensonges et les promesses non tenues du Président - candidat Hollande, celui-là même qui promettait rigueur et probité à coups de "Moi Président". Mais comme en politique les ennemis d'hier deviennent rapidement les amis de demain, Edouard Martin, fidèle à ses camarades syndiqués, a retourné sa veste pour devenir la tête de liste socialiste aux européennes.
Tout le monde connaît Edouard Martin, le syndicaliste CFDT qui s'est battu bec et ongle pour défendre les emplois de l'aciérie de Florange. Après avoir fait campagne contre Sarkozy, il a fustigé les mensonges et les promesses non tenues du Président - candidat Hollande, celui-là même qui promettait rigueur et probité à coups de "Moi Président". Mais comme en politique les ennemis d'hier deviennent rapidement les amis de demain, Edouard Martin, fidèle à ses camarades syndiqués, a retourné sa veste pour devenir la tête de liste socialiste aux européennes.

Tiens donc, ce destin digne d’un conte de fée me rappelle étrangement une personnalité locale. Mais c’est bien sûr, je me souviens de cette femme qui, en 2009, s’éleva contre  la fermeture de l’Arast, Valérie Bénard. Manifestations, occupations, interpellations publiques, Valérie Bénard fut de tous les combats. Quoi de plus normal pour une représentante syndicale CGTR me direz-vous. Et je suis totalement d’accord ! Elle a fait le boulot ! (le sale boulot diront certaines mauvaises langues qui voyaient, à quelques mois des régionale,s l’occasion de torpiller les communistes). Et elle l’a même fait avec l’engagement qu’on demande à un représentant syndical. Mais là où le bât blesse, c’est que du jour au lendemain, cette dame qui défendait ses convictions et son indépendance, s’est retrouvée propulsée sur la liste de Didier Robert, aujourd’hui Président de Région.

Le mercato régional a été décidément fructueux pour Didier Robert ! Fier de cette prise de choix, le futur président l’utilisa comme porte étendard pour faire entendre à qui le voulait bien qu’avec Valérie Bénard, la voix des sans voix, des oubliés de La Réunion, du petit peuple, serait représentée et entendue à la Région. Une belle promesse… comme les 2 000 bus !

Mais une fois élue, comme par enchantement, Valérie Bénard, jusque là très proactive, se tût. Plus un mot. Plus un geste. Des anciens compagnons de l’Arast abandonnés à Pole Emploi tandis que l'élue touche depuis quatre ans ses belles indemnités. C’est ça la magie du syndicalisme. Dans la rue aujourd’hui, dans un bureau climatisé ou autour d’un cocktail demain.

Comme quoi, à La Réunion, on a des précurseurs ! Valérie Bénard a montré la voie à Edouard Martin. Qui sera le prochain ? Paul Junot peut-être !   Certains ex dirigeants de la défunte association aujourd’hui bien recasés lui doivent bien une fière chandelle ! Qui a dit que le syndicalisme était mort ?

Loïc Pa

   

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