Tribune libre de la CGTR Educ'Action :

Tolérance zéro contre le harcèlement moral !


Publié / Actualisé
Le mardi 18 février 2014, l'ex-recteur Merlin comparaissait devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis pour harcèlement moral. Cette comparution fait suite à la décision de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Saint-Denis qui précise dans ses conclusions "qu'il existe des charges suffisantes contre M. Christian Merlin d'avoir à Saint-Denis de courant juillet 2003 au 25 novembre 2004 harcelé M. Henri Poncet, conseiller principal d'éducation, par des agissements ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel." L'ex-recteur a dû répondre des faits de harcèlements qui lui sont reprochés. C'est un ex-recteur droit dans ses bottes , au verbe parfois moqueur et souvent acide allant jusqu'à nier les évidences qui s'est exprimé mardi 18 février à la barre du tribunal.
Le mardi 18 février 2014, l'ex-recteur Merlin comparaissait devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis pour harcèlement moral. Cette comparution fait suite à la décision de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Saint-Denis qui précise dans ses conclusions "qu'il existe des charges suffisantes contre M. Christian Merlin d'avoir à Saint-Denis de courant juillet 2003 au 25 novembre 2004 harcelé M. Henri Poncet, conseiller principal d'éducation, par des agissements ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel." L'ex-recteur a dû répondre des faits de harcèlements qui lui sont reprochés. C'est un ex-recteur droit dans ses bottes , au verbe parfois moqueur et souvent acide allant jusqu'à nier les évidences qui s'est exprimé mardi 18 février à la barre du tribunal.

Il a ainsi ,à plusieurs reprises , tenté d’expliquer  qu’il n’a fait qu’appliquer le droit  alors même que toutes ses décisions arbitraires ont été annulées (pas moins de 7 décisions annulées )  et  qu’il a ignoré  de plus  sciemment toutes les injonctions de la juridiction administrative (même celle du Conseil d’Etat )  ordonnant pourtant au recteur de rétablir M. Poncet dans ses droits.

  • Injonction faite par le tribunal au Recteur  de réintégrer M.Poncet sur son poste de CPE titulaire dans son établissement d’origine : ignorée
  • Injonction faite par le tribunal au Recteur de reconstituer complémentent la carrière ( avancements   et promotions)  de notre collègue : : ignorée
  • Injonction   faite par le tribunal d’accorder  à M. Poncet, la protection fonctionnelle : pas encore appliquée
  • Refus de reconnaître l’origine professionnelle de la maladie professionnelle de M. Poncet : annulé par le juge administratif.

La liste est longue : traitement amputé, multiplication des expertises psychiatriques, intensification  des affectations provisoires… Toute la panoplie !

Refuser d’exécuter des décisions de justice, ne pas répondre aux injonctions des tribunaux  sont des actes gravissimes surtout de la  part de ceux qui doivent donner l’exemple car dépositaire de l’autorité publique et qui de plus se revendiquent comme d’éminents juristes.    

Si un tel acharnement à méconnaitre le règle de droit  et à maintenir coute que coute la tète sous l’eau d’un collègue n’est pas constitutif de harcèlement, on ne sait plus ce que veut dire "le harcèlement moral".

S’il y a bien un dossier lourd et emblématique sur la question du harcèlement, c'est bien le dossier Poncet / contre l'ex recteur Merlin.

La CGTR Educ'Action est particulièrement fière de s’être portée partie civile dans ce dossier, ne laissant pas ainsi notre collègue isolé.

Pour la CGTR Educ'Action "même les puissants doivent rendre des comptes" et la comparution de l’ex-recteur Merlin en est la manifestation. 

Dans ce combat de "David contre Goliath", du "faible" contre les puissants, tous les rebondissements même les plus inattendus sont possibles. 

Nous invitons les personnels qui souffrent en silence, de ne plus se taire.  "Tolérance zéro contre le harcèlement." Aussi, la CGTR Educ'Action invite tous les collègues victimes de harcèlement caractérisé à porter systématiquement plainte auprès du procureur de la république en prenant préalablement soin de nous contacter pour conseils et assistance.
 
La CGTR Educ'Action, en dépit des pressions pouvant etre  exercées à notre encontre sera indéfectiblement aux cotés des collègues en souffrance.

   

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