Courrier des lecteurs d'un commerçant en colère :

Arast : A qui profite le crime ?


Publié / Actualisé
Le procès en appel de l'ARAST vient de s'achever. Les salariés, seules véritables victimes, devront encore attendre... Tous les débats ont tourné autour de qui devait payer : Département, AGS. Mais en réalité, comme dans tout meurtre - et la liquidation de l'ARAST fut un meurtre - il faut chercher à qui profite le crime pour savoir qui est le coupable. Est-ce que cela profite au Département et à sa Présidente ? Sûrement pas, vu la cabale médiatique. Aux AGS ? Certainement non, vu les sommes engagées.
Le procès en appel de l'ARAST vient de s'achever. Les salariés, seules véritables victimes, devront encore attendre... Tous les débats ont tourné autour de qui devait payer : Département, AGS. Mais en réalité, comme dans tout meurtre - et la liquidation de l'ARAST fut un meurtre - il faut chercher à qui profite le crime pour savoir qui est le coupable. Est-ce que cela profite au Département et à sa Présidente ? Sûrement pas, vu la cabale médiatique. Aux AGS ? Certainement non, vu les sommes engagées.

Mais alors à qui ? Lisons entre les lignes de cette sombre affaire, reconstituons le puzzle et nous allons peut-être voir, ou en tous les cas nous interroger.

  1. Tout le monde reconnaît aujourd’hui que l’Arast fut une véritable armée mexicaine, où les cadres s’engraissaient, pendant que les petits trimaient.
  2. Lors d’une récente émission sur une chaîne de télévision locale, Joël Périgaud, ancien directeur de l’ARAST, s’en prenait vivement à la présidente du Conseil général. Mais dans son emportement, il reconnaissait à demi mots que l’aide à domicile, principale activité de l’ex Arast, pouvait être utilisée à des fins politiciennes
  3. A la liquidation de l’Arast, qui paie les pots cassés politiques : la présidente du Conseil général, alors que c’est une décision collégiale, prise entre tous les groupes de la majorité, dont le PS représenté par Gilbert Annette
  4. Où retrouve-t-on aujourd’hui les deux principaux dirigeants de l’Arast : Joël Périgaud et Patrick Jacquemart ? A la mairie de St Denis ! L’un, directeur de cabinet du maire ; le second, directeur du Cap, qui met en musique la politique d’insertion communale.

Les pièces du puzzle sont là.

Car que déduire de tout ça ? Que l’Arast a pu servir à des fins politiciennes ? Que le PS en a bénéficié  (Rappelons que l’Arast avait absorbé l’ex Arfuts, présidée par un certain Jean-Max Nativel, colistier de Annette et Tamaya) ? Que, une fois le naufrage inévitable, on a chargé la barque de la présidente pour se dédouaner et couler une possible rivale sur Saint-Denis ? Qu’au final on a remercié les responsables de ce joli tour de passe-passe en leur offrant de beaux postes où ils peuvent à nouveau exercer leurs talents politiques ? Et que Mimose Libel, pauvre salariée manipulée et réellement victime, se trouve utilisée par la mairie de St Denis, qui l’a embauchée, comme cheval de Troie destiné à couvrir plus gros qu’elle ?
Les questions sont ouvertes, non ? Surtout quand on compare avec la stratégie mise en œuvre pour saborder le Pôle Océan en faisant croire que c’était pour défendre les petits commerces, et au final, on est où ?

Un commerçant en colère

   

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