Tribune libre du SNALC/FGAF :

Touche pas à ma note ! Touche pas à mon brevet ! Touche pas à mon bac !


Publié / Actualisé
Le SNALC est consterné par la nouvelle proposition du ministre : la suppression des notes. L'évaluation chiffrée reste le critère le plus pertinent pour apprécier la progression et les résultats de l'élève.
Le SNALC est consterné par la nouvelle proposition du ministre : la suppression des notes. L'évaluation chiffrée reste le critère le plus pertinent pour apprécier la progression et les résultats de l'élève.

Fort de cet attachement, le SNALC tient à  exprimer son inquiétude concernant l'escalade vers une notation toujours plus indulgente ! Les professeurs ne cessent de faire preuve de bienveillance dans les corrections, les chiffres de réussite du brevet des collèges et du baccalauréat le montrent bien. Cessons la démagogie et le mensonge qui consistent à toujours amplifier les résultats au détriment d'un corps professoral qui en a assez de surnoter et d'élèves et parents qui sont trompés sur le niveau réel à l'issue de la scolarité. Ces derniers sont les grands perdants car ils se retrouvent ensuite en difficulté dans leurs études post bac et c'est là que commencent la méfiance et la défiance envers une école qui présente des taux de réussite faramineux et des élèves dont le niveau ne cesse de baisser malgré des notes très correctes. Preuve en est, le brevet des collèges repose sur une prise en compte du contrôle continu et ce pour permettre d'augmenter les moyennes.

Oser mettre en cause la notation des professeurs est un anachronisme qui relève de l'ignorance car ces derniers sont sensibilisés dès leur formation aux différentes évaluations formatives et sommatives. Et cette obsession pour une notation toujours plus encourageante date de la création des IUFM (1990) ! Le travail que supposent les corrections d'évaluations est décuplé car les créneaux horaires d'enseignement sont en continuelle baisse. Un professeur se retrouve par conséquent avec l'obligation d'évaluer beaucoup plus d'élèves qu'il y a 30  ans c'est pourquoi la part de l'évaluation formative est devenue prépondérante dans la pédagogie des enseignants. Redonner aux disciplines fondamentales plus d'heures d'enseignement, dépasser les 2h d'enseignement de langue vivante 2 en lycée, proposer le choix aux élèves de s'orienter selon leurs aspirations dès le collège seraient des pistes de réflexion bien plus fructueuses que ces débats stériles.

Le SNALC/FGAF demande au ministre de ne pas se perdre dans les méandres des vieilles utopies pédagogistes éculées tendant à ringardiser toujours plus l'image du professeur. Le défi de la massification que notre système scolaire doit relever n'a rien à tirer de telles propositions.

Le SNALC/FGAF demande que le chantier de la Refondation reprenne avec des propositions sérieuses et qu'on cesse de vouloir masquer l'effondrement du  niveau scolaire par des réformes néfastes comme celle des rythmes dans le primaire, et la résurgence de la vieille question de la suppression de la note !

Le bureau académique du SNALC Réunion

   

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