Courrier des lecteurs de Jean-Hugues Savigny :

L'inattendue censure "miranvillienne"


Publié / Actualisé
Après avoir été moi-même aux affaires de la commune (La Possession, ndlr), je suis allé assister pour la première fois à une séance du conseil municipal sous l'ère Miranville. Au-delà des compréhensibles maladresses, j'ai trouvé une maire arrogante, expéditive à l'excès, injustement sèche et tranchante avec des élus de son opposition, une maire qui laisse perler une conception de la démocratie qui confine à l'autoritarisme que confirme d'ailleurs le bafouement du primaire droit d'expression de l'opposition institutionnelle dont la loi lui fait d'ailleurs obligation de garantir (L. 2121-29 à L. 2121-34 du CGCT), y compris dans les supports numériques.
Après avoir été moi-même aux affaires de la commune (La Possession, ndlr), je suis allé assister pour la première fois à une séance du conseil municipal sous l'ère Miranville. Au-delà des compréhensibles maladresses, j'ai trouvé une maire arrogante, expéditive à l'excès, injustement sèche et tranchante avec des élus de son opposition, une maire qui laisse perler une conception de la démocratie qui confine à l'autoritarisme que confirme d'ailleurs le bafouement du primaire droit d'expression de l'opposition institutionnelle dont la loi lui fait d'ailleurs obligation de garantir (L. 2121-29 à L. 2121-34 du CGCT), y compris dans les supports numériques.

Sans doute, voulait-elle faire oublier la précédente séance où elle avait été sérieusement  mise en difficulté et, par là, redresser son autorité affaiblie, autorité dont elle sent d’ailleurs le besoin de marquer dès le début de séance par le port de l’écharpe.

Concrètement, je ne comprends pas, primo, ce qui a pu l’irriter quand son opposition lui demande par égard pour l’image de la collectivité de veiller à ce que les retranscriptions des procès verbaux d’assemblée, signés par son premier adjoint et elle-même, soient effectuées avec plus de bienveillance, plus de rigueur. Je ne comprends pas, secundo, ce qui a pu la faire sortir de ses gonds, à peine rapportée à propos de la création de postes sur mesure une de ses propres dénégations, quelque chose du genre " nous ne profilons les postes " ! Pour avoir échangé avec l’élue qui n’a pas été autorisée à terminer son intervention, je ne capte pas, tertio, en quoi en effet il n’était pas permis de demander à la future DGS de s’expliquer sur le rapprochement qu’elle a osé faire dans la presse entre l’impropre expression – je le concède ! – " préférence régionale " et " les pires heures de notre Histoire ".

A ce sujet, le fait que ce soit un élu de l’opposition qui soit à l’origine d’un hommage à Sudel Fuma est symptomatique des incompréhensions causées par votre censure. L’élue châtiée avait pourtant des observations intéressantes à livrer sur ce qui avait fait l’objet au précédent conseil d’interrogations politiques de votre part principalement et sans doute à l’origine de l’insultante méprise de la DGS. Je ne vois pas en quoi, quarto, le retrait dans la motion sur le pacte de responsabilité d’une charge sur l’ensemble des média, sans le moindre discernement – ce à quoi vous êtes plutôt coutumière par ailleurs – mérite autant vos foudres. Je ne cerne pas bien, quinto, en quoi évoquer devant la représentation communale des éléments de la feuille de route que vous avez confiée à votre DGS chargée, selon ses propres termes, de " traduire le projet politique " a à voir avec " la vie privée " ou le " people " dont vous avez fait état sans même prendre la peine d’écouter la conseillère.

Alors, au-delà des sourires de façade, des séduisantes mises en bouche en début de séance, permettez-moi de vous dire que vous n’avez pas, Mme Miranville, à transposer, l’agressivité de votre ton et la teneur de certains propos dont l’expulsion de la salle quand le trouble à l’ordre public n’est aucunement établi, vous n’avez donc pas à transposer vos rapports mère/enfant ou prof/élève à vos élus ! Ils sont tous simplement vos égaux. Et si vous êtes le " patron " de votre administration, vous n’êtes pas le leur ! Pour ma part, je ne peux pas croire que la majorité de nos élus, dans leur rôle de représentation du corps électoral possessionnais, accepte trop longtemps de tels excès qui jurent manifestement avec le célèbre niveau de citoyenneté de notre population.

J’irais jusqu’à vous rappeler que vos passages en force, l’insuffisance de vos argumentations, tant dans les notes de synthèse que dans les informations apportées en séance, le bricolage des ordres du jour avec des additifs pas délivrés dans les délais, la mise aux voies de textes amendés mais non formalisés en séance, la communication d’informations erronées sur certains sujets (c’est le cas du coût de l’enlèvement des ordures ménagères) entachent d’illégalité vos délibérations puisqu’elles ne donnent pas aux conseillers les moyens de " disposer d’une information suffisante leur permettant de remplir leur mandat " et contreviennent à ce qui devrait, aux yeux de la règlementation et donc à nos yeux, " constituer une formalité substantielle ".

Jean-Hugues Savigny

   

4 Commentaire(s)

T42, Posté
Etre dans l'opposition après avoir été aux affaires c'est insupportable. On le voit bien !
RUNPOS, Posté
Il vous faut plus de bienveillance, Monsieur , alors que sous votre "ère" notre commune a perdu des millions d.euros?
Run, Posté
Monsieur Savigny merci de ces informations très constructives. Avez-vous retrouvé les 12 millions d'euros perdus par la commune suite aux incompétences des anciens élus dont je ne me souviens plus de noms !!!!
Zorro du 974, Posté
Il doit confondre le portrait de madame Miranville avec celui de monsieur Mélanchon !