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Droit de vote des personnels précaires : la CGTR Éduc'action obtient satisfaction


Publié / Actualisé
Il aura ainsi fallu multiplier les pressions, saisir le ministère et menacer le rectorat d'annulation des élections professionnelles pour que les 1407 personnels précaires CUI de l'Éducation nationale soient enfin inscrits sur les listes électorales tout comme ils en avaient le droit. Les "invisibles", "les sans grades", ceux qui ne sont considérés par l'administration que comme des "bouche-trous" et une main d'oeuvre exploitable et corvéable à souhait pourront ainsi s'exprimer entre le 27 novembre et le 4 décembre et dire "Basta la précarité, nous voulons des emplois pérennes et stables, respek a nou ! "
Il aura ainsi fallu multiplier les pressions, saisir le ministère et menacer le rectorat d'annulation des élections professionnelles pour que les 1407 personnels précaires CUI de l'Éducation nationale soient enfin inscrits sur les listes électorales tout comme ils en avaient le droit. Les "invisibles", "les sans grades", ceux qui ne sont considérés par l'administration que comme des "bouche-trous" et une main d'oeuvre exploitable et corvéable à souhait pourront ainsi s'exprimer entre le 27 novembre et le 4 décembre et dire "Basta la précarité, nous voulons des emplois pérennes et stables, respek a nou ! "

La CGTR Éduc’action, qui a arraché de nombreuses victoires pour faire respecter les droits des plus précaires (reconduction de contrats, arrêt de l'annualisation et respect du volume horaire des contrats, requalification de CDD en CDI, condamnation pécuniaire de l'administration par les prudhommes à verser à des précaires des indemnités importantes - plusieurs dizaines de milliers d'euros pour défaut d'obligation de formation), appelle les personnels à mettre un coup de pied dans la fourmilière et à renverser la table.

L'administration doit respecter les droits des personnels précaires et ne plus les considérer comme des kleenex, notamment en leur permettant de se projeter professionnellement et de ne pas avoir comme  seul horizon le pointage à pôle emploi.

Les CUI, AESH et AED, qui sont plusieurs milliers dans l'académie, méritent bien mieux qu'un traitement au rabais, des salaires de misère, des formations bidons lorsqu'elles existent et l'absence de considération. Ils doivent se faire entendre, ne plus rester dans le "fénoir", lever la tête et se faire respecter.

La CGTR Éduc’action qui prône la tolérance zéro contre l'exploitation éhontée des personnels à statut précaire sera toujours présente pour défendre nos collègues, élections ou pas !

La CGTR Éduc’action

   

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