Tribune libre :

Nouvelle carte de l'éducation prioritaire : le SNALC dubitatif


Publié / Actualisé
Le SNALC s'interroge sur le choix et le sens de l'attribution de l'étiquetage REP+ à La Réunion. Même s'il y a plus d'établissements REP +(21)  qu'éclair(15) (appellation précédente) dans l'académie de La Réunion, il faut se poser la question de la priorité de l'Education et du contenu pédagogique de ce projet. Qu'en est-il des établissements à forte population scolaire (plus de 800 élèves) où rien n'est fait pour aider les élèves ?
Le SNALC s'interroge sur le choix et le sens de l'attribution de l'étiquetage REP+ à La Réunion. Même s'il y a plus d'établissements REP +(21)  qu'éclair(15) (appellation précédente) dans l'académie de La Réunion, il faut se poser la question de la priorité de l'Education et du contenu pédagogique de ce projet. Qu'en est-il des établissements à forte population scolaire (plus de 800 élèves) où rien n'est fait pour aider les élèves ?

A l’heure où l’hétérogénéité fait des ravages dans l’enseignement, où la vieille lubie sur la note soit disant " malveillante " et tyrannique re-pointe son nez, où l’orientation en voie professionnelle dès le collège est rangée aux oubliettes, le SNALC/FGAF exprime sa déception face à un projet qui va favoriser des établissements par plus de moyens en personnels au détriment d’autres où rien n’est fait pour pallier l’échec scolaire.

Le SNALC demande une réforme structurelle ambitieuse du  collège en passant par l’orientation choisie et positive et ne voit pas dans ces REP+ une solution au malaise de l’enseignement public. En outre, comment expliquer aux établissements qui  sortent du dispositif qu’ils en sortent parce qu’ils ont su progresser ?

Pourquoi  d’autres n’ont pas su atteindre les objectifs espérés et bénéficient de nouveau des moyens? Le SNALC voit là  une discrimination dite positive dont la seule orientation est l’attribution de moyens. Le SNALC demande qu’on ne se laisse pas aller aux errements constatés ici et là  comme les classes sans note, les pédagogies de la promenade, la réunionnite et la politique du  dernier mot aux parents sur l’orientation.

La problématique de l’échec scolaire de nos élèves mérite de vrais changements et le SNALC a proposé un projet de réforme du collège et du  lycée au  Ministère. L’Ecole de la République doit relancer l’ascenseur social et permettre aux élèves les plus démunis de progresser tout en incitant les autres à exceller. On est bien loin de cet objectif !

   

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