En réponse au courrier de Jerry Ayan :

Cancers pédiatriques - Huit candidats à la présidentielle s'engagent


Publié / Actualisé
Après la publication de "Pourquoi je ne suis pas un papillon", un livre racontant le combat de sa fille contre le cancer, Jerry Ayan a interpellé les candidats à l'élection présidentielle via un courrier. Huit candidats sur onze ont prononcé des engagements en faveur de la recherche sur les cancers, leucémies et maladies rares de l'enfant. Nous publions leurs réponses ci-dessous.
Après la publication de "Pourquoi je ne suis pas un papillon", un livre racontant le combat de sa fille contre le cancer, Jerry Ayan a interpellé les candidats à l'élection présidentielle via un courrier. Huit candidats sur onze ont prononcé des engagements en faveur de la recherche sur les cancers, leucémies et maladies rares de l'enfant. Nous publions leurs réponses ci-dessous.

Suite à la transmission du courrier rédigé et soutenu par Jerry Ayan et par 45 associations de toute la France à l’ensemble des candidats à la Présidence de la République, et à J-5 du premier tour, il est temps de faire un point sur les retours et les positionnements des candidats face à cette importante question de santé, qui touche 2500 enfants et jeunes de moins de 18 ans chaque année, dont 500, malheureusement, décèdent…

Rappelons que ce courrier demande à chacun des candidats de se prononcer sur trois points : l’inscription d’une ligne budgétaire dédiée à la recherche sur les cancers, leucémies et maladies rares de l’enfant ; l’élaboration d’un "Plan Cancer Enfant", à l’instar du Plan Cancer qui existe déjà ; la création de taxes spécifiques à l’encontre des industries pharmaceutiques, du tabac et des produits phytosanitaires.

• MM François Asselineau, Jacques Cheminade, Jean Lassalle, Philippe Poutou n'ont pas apporté de réponse écrite (uniquement des accusés de réception) ni proposé de RV.

• Mme Nathalie Arthaud dit soutenir "totalement (notre) combat" et a répondu e comparant les 60 millions d'euros par an nécessaires (qui correspondent aux besoins cumulés pour la recherche en pédiatrie et l'aide aux familles d'enfants malades) aux 41 milliards d'euros d'argent public du CICE (le crédit impôt pour la compétitivité et pour l'emploi). Elle rappelle qu'une "grande part a été captée par l'industrie pharmaceutique dont les dividendes sont indécents'.  Et qu''une faible partie de cette somme aurait largement suffi à financer la recherche sur les cancers pédiatriques." En conclusion, dit la candidate : "Oui, vous avez totalement raison de réclamer que l'argent public aille en priorité à la recherche et de prendre sur les profits de l'industrie pharmaceutique pour financer cette recherche qu'elle refuse de mener."

• M. Nicolas Dupont-Aignan valide l'ensemble des propositions, et s'engage :

- à soutenir un projet de loi garantissant la création d'un fonds doté de 40 millions d'euros dédiés à la recherche sur les cancers, leucémies et maladies pédiatriques incurables, de doubler les subventions à l'INSERM pour soigner les maladies jugées financièrement non rentables ...

- à lancer un "plan cancer enfants" comprenant la revalorisation de l'allocation journalière de présence parentale et son maintien durant toute la maladie, l'amélioration des conditions d'accueil dans les hôpitaux et la sensibilisation de la population aux dons de sang, de moelle osseuse et de plaquettes...

- à instaurer une contribution obligatoire sur le chiffre d'affaires des industriels du médicament, du tabac et des produits phytosanitaires pour participer au financement de la recherche.

• M. François Fillon affirme que "(la) lutte doit commencer aussi tôt que possible, pour agir sur les facteurs de risque pouvant favoriser la survenue d’un cancer ou aggraver une maladie ; à cette fin, je propose de lancer dès le début du quinquennat un grand Plan Santé à l'Ecole". Le candidat poursuit : "une impulsion forte sera donnée à la recherche et au développement, au moyen de programmes spécifiquement dédiés inscrits dans les contrats liant l'Etat et ses agences". Il s'engage à mobiliser dans notre pays des moyens spécifiquement consacrés à la lutte contre les cancers, les leucémies et les maladies pédiatriques incurables. Il évoque également des facteurs de risques, le don de sang, de plaquettes et de moelle osseuse, en rappelant qu'il avait attribué à ces dons le label grande cause nationale en 2009.

• M. Benoît Hamon fait parvenir en guise de réponse son courrier adressé à la députée Martine Faure, laquelle a présidé aux travaux du groupe d’études "Cancer pédiatrique" à l’Assemblée Nationale. Le candidat y affirme : "Comme il est indiqué au point 6 de mon programme santé, je lancerai dès mon élection un nouveau plan cancer et les propositions du groupe de travail, constitueront la base des travaux concernant les cancers de l’enfant."

• M. Emmanuel Macron a indiqué, par la voix d’un de ses conseillers santé prendre "l'engagement de tout mettre en œuvre pour que vous soyez reçu(e)s dans les meilleures conditions, si Emmanuel Macron est élu, afin de définir rapidement et ensemble une méthode de travail pour l'avenir."

• M. Jean-Luc Mélenchon écrit : "Tourné vers l’avenir, le programme de la France Insoumise vous rejoint pleinement sur la nécessité d’engagements politiques forts pour la Santé de toutes et tous, à commencer par celle de nos enfants." Et prend l’engagement de :

"1/ Soutenir un projet de loi créant un fond dédié à la recherche sur les cancers, leucémies et maladies incurables pédiatriques. (…)

2/ Lancer un plan Cancer enfant et y associer une revalorisation de l’allocation journalière de présence parentale et son maintien pendant la durée réelle de la maladie. (…)

3/ (Créer des) contributions obligatoires auprès des industriels du médicaments, des producteurs de pesticides et phytosanitaires et à la taxe d’un centime par paquet de tabac.

Cependant, ces financements seront provisoires car il nous paraît incohérent de nous appuyer sur les responsables mêmes des dégradations environnementales, même en les taxant."

 
• Mme Marine Le Pen prend l’engagement d’augmenter le budget public de la recherchede 30 % pour atteindre 1% du PIB consacré à la recherche. La candidate est création dun plan Maladies de lenfant qui incluera bien évidemment les cancerspédiatriques pour améliorer le parcours de santé des enfants malades et de leurs familles.

Elle indique plus généralement être "favorable aux mesures que vous prônez dans votre courrier" et "concernant le financement des mesures que vous proposez, notre projet est ambitieux, il prévoit même d’aller au-delà de vos mesures".

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !