Tribune libre du syndicat du sucre :

Blocages des planteurs : "une attitude incompréhensible fondée sur des contre-vérités"


Publié / Actualisé
Suite aux menaces proférées pendant le week-end par Frédéric Vienne et Bruno Robert respectivement Président de la FDSEA et des JA, ces deux syndicats minoritaires ont assiégé, les deux sucreries de Bois Rouge et du Gol, et le siège social de Tereos Océan Indien, au mépris de la charte de bonne conduite qu'ils ont tous les deux signés, il y a moins d'un mois.
Suite aux menaces proférées pendant le week-end par Frédéric Vienne et Bruno Robert respectivement Président de la FDSEA et des JA, ces deux syndicats minoritaires ont assiégé, les deux sucreries de Bois Rouge et du Gol, et le siège social de Tereos Océan Indien, au mépris de la charte de bonne conduite qu'ils ont tous les deux signés, il y a moins d'un mois.


Dans ce contexte d’insécurité croissante, notamment pour leur personnel et leur représentants en CPCS*, nourri de contre-vérités sur le prix de la tonne de canne, les industriels rappellent qu’ils ont fait des propositions concrètes en faveur d’une revalorisation du revenu des planteurs, et que le déblocage des sites et la libre circulation des personnes sont évidemment un préalable à la reprise des discussions.

Accès bloqués et dégradations

Alors que les industriels ont fait des propositions concrètes en faveur d’une revalorisation du revenu des planteurs, des membres représentants les syndicats FDSEA et JA ont assiégé ce jour trois sites de la société Tereos Océan Indien, conduisant à une évacuation du personnel. S’en est suivie, une intrusion des planteurs sur les sites de Bois Rouge et du siège. Cette atteinte à la libre circulation des biens et des personnes a pour conséquence d’empêcher les équipes de Tereos de préparer la campagne sucrière et les négociations de la convention canne.

Rupture unilatérale de la charte de bonne conduite

Ces deux syndicats minoritaires, agissent au mépris de leurs engagements solennellement pris lors de la signature d’une charte de bonne conduite début mai dans laquelle ils s’engageaient notamment " à prendre les dispositions de leur ressort permettant la sécurité et la libre circulation des personnes et le respect de l’ensemble des sites de toute nature concourant à l’activité de la filière et de ses membres ".

Un calendrier de rencontres avec une feuille de route des thèmes à aborder, a pourtant été approuvé par le CPCS* en date du 10 mai, organe interprofessionnel de concertation regroupant les industriels et les trois syndicats agricoles dont la FDSEA et les JA. Comme prévu dans ce calendrier, les questions de conditions d’achat de la canne sont abordées au cours de plusieurs réunions prévues entre le 24 mai et le 8 juin, ce qui rend par la même encore plus incompréhensibles les blocages et pressions exercées par la FDSEA et les JA.

Attitude incompréhensible nourrie de contre-vérités

Plusieurs contre-vérités circulent depuis quelques jours à l’initiative de ces manifestants :

1/ Le prix de la tonne de canne n’a pas augmenté depuis 30 ans.
Faux : de 2005 à 2016, il a progressé en moyenne de 28%. Il est ainsi passé en moyenne de 62,60 € à 80,30 € par tonne.

2/Le prix de la tonne de canne n’augmentera pas en 2017 ?
Faux : Plusieurs propositions ont été faites lors de la réunion du 24 mai par les industriels pour permettre d’augmenter le prix de la tonne de canne. Cette augmentation n’est possible que si la canne livrée demeure de qualité et à bonne teneur en sucre. C’est précisément ces sujets qui sont à l’ordre du jour des prochaines rencontres interprofessionnelles, dont le calendrier et la feuille de route ont été validés en CPCS*.

Enfin, concernant l’aide de 38 millions d'euros apportée par l’Etat français aux filières canne-sucre des DOM, il est une nouvelle fois rappelé ici que :
Cette aide n’est faite ni pour augmenter les revenus des industriels, ni pour augmenter les revenus des planteurs. Cette aide permet au sucre des DOM de se battre à armes égales avec les sucres de betterave européens qui coûtent bien moins cher à produire, et donc de préserver leurs débouchés.

Syndicat du sucre

* CPCS : Comité interprofessionnel de la Canne et du Sucre, instance paritaire planteurs/industriels

   

1 Commentaire(s)

CHABAN, Posté
62,60+28%=80,128€ et non 80,30€