Tribune libre de Joe Bédier :

Visite de la ministre de la santé, une image saisissante


Publié / Actualisé
Le dossier des difficultés financières du CHU a été au centre de la visite de la ministre de la santé. Des solutions se dessinent pour que l'établissement puisse sortir d'une phase difficile et il faut s'en réjouir.
Le dossier des difficultés financières du CHU a été au centre de la visite de la ministre de la santé. Des solutions se dessinent pour que l'établissement puisse sortir d'une phase difficile et il faut s'en réjouir.

 

On ne peut s’empêcher  toutefois de relever une image saisissante qui a fait la une des médias à cette occasion, la présence aux côtés de la ministre de Jean-Paul Virapoullé, en tant que président du conseil de surveillance du CHU. Ce même élu est suspendu de sa qualité d’ordonnateur depuis que la Chambre régionale des Comptes (CRC) l’a déclaré comptable de fait dans l’affaire de l’Amicale du Personnel de la commune de Saint-André. Pour cette affaire il a été condamné à rembourser 122 000 € sur les 288 000 € que la CRC  estime avoir été détournés de leur destination  et est poursuivi au pénal.

L’affaire n’est pas close mais force est de constater que tous les recours de JPV devant la juridiction financière ont été jusqu’ici rejetés et le parquet a requis une condamnation à deux mois de prison avec sursis.

Voilà donc un homme dont la gestion financière n’inspire pas confiance - c’est le sens premier de sa suspension en qualité d’ordonnateur de dépenses et de recettes publiques – et qui a été désigné président du conseil de surveillance d’un CHU en pleine crise financière ! Quel symbole et quelle image pour notre île !

Joé Bédier
Conseiller régional
Président de l’UDSA

   

1 Commentaire(s)

Merci, Posté
Merci M. Bédier pour ce courrier. Malheureusement c'est la simple réalité de ce territoire. Nou lé pa plis nou lé pa moin comme dit créole, mais désolé de dire que nou lé pa bien haut quand même et que lé pas près de changer avec la mafia politico-financière qui s'engraisse sur le dos des gens de l'île