Tribune libre de Jean Payet :

Solidarisons-nous en humanité par les moyens multimédias, numériques et digitaux


Publié / Actualisé
La crise du Covid 19 n'a jamais autant défrayé la chronique des réseaux sociaux et des outils informatiques. Nous n'allons pas, ici, tous les énumérés ; même les plus septiques en la matière s'y mettent... ! (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
La crise du Covid 19 n'a jamais autant défrayé la chronique des réseaux sociaux et des outils informatiques. Nous n'allons pas, ici, tous les énumérés ; même les plus septiques en la matière s'y mettent... ! (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Alors qu’ils juraient leurs grands dieux, il n’y  a pas si longtemps : " Jamais au grand jamais ! " ; faisant valoir la fable du Grand Poète du même nom. " Ne jamais dire Fontaine… ! ". Ne jamais dire jamais, il y a toujours quelque chose à tenter ! " - parait-il ! Mais la vie n’est pas du paraître, preuve en est ! La pandémie EST ! Nous existons bel et bien et nous la prenons en pleine poire ! D’aucun ne l’aurait imaginé celle-là un jour, même Mr Le plus fort du monde se la ramasse ! Plus fort, plus fort, cela reste à voir, nous parlons là, bien entendu du portefeuille économique de son pays !

Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin d’être connecté les uns avec les autres. Alors comment faire lorsque tout a été fait pour que nous soyons fâché, rivaux, les uns avec les autres ? … Ce confinement lui-même n’est pas anodin ! Deux réalités sautent à nos yeux et font davantage surface en cette période : celui de la femme battue mais aussi celui de l’enfant. Réalité encore bien plus présente en ce moment. Trop souvent, il ne nous est plus possible de revenir en arrière disons-nous, du moins, c’est l’impression que cela donne !

Mais, nous avons besoin d’être connecté entre nous, puisque l’être humain est relation et échange ! Qu’est-ce à dire, une nouvelle fois lorsque " tout " a été fait pour que des liens fragiles d’amitiés soient rompus par des bruits divers ? Cette violence est verbale et comportementale ! Alors légitimement nous sommes en droit de nous demander : " qu’avons nous fait de cette solidarité d’échanges ? " Elle est celle qui rend possible l’amitié.  Et l’amitié elle-même où est elle passée ?

Nous n’avons jamais autant évoqué la solidarité ! Pourtant, ici à La Réunion, nous connaissons bien ce comportement, ce type de caractère insulaire ! Oui à chaque passage de cyclones, nous remarquons des élans de toutes parts qui se manifestent ! Ah mais oui, c’était quand le dernier phénomène qui a ravagé La Réunion toute entière ?

Personnellement, je me souviens de Firinga qui n’était pas un puissant phénomène mais il a mobilisé des énergies humaines colossales. Firinga a été dévastateur à La Réunion. Une solidarité sans pareille s’est développée et c’est le quarantenaire d’aujourd’hui qui témoigne alors que je n’avais que 10 ans ! Ce sont bien avec, mes yeux, que j’ai, vu des banians presque centenaires déracinés avec toutes leurs racines devenues aériennes, témoignant de la force des vents ! La solidarité autour de cette catastrophe naturelle était comme innée en chacun. Elle l’est en règle générale devant un cataclysme !

Et les jeunes générations voyaient les aînés interagir mutuellement et réciproquement, les plus grands d’entre-nous, nous mettions la " mains à la patte ", mine de rien, nous les enfants de l’époque, nous étions en train d’apprendre ce que voulait dire être, humain, tout en nous humanisant ! Nos aïeux, de manières instinctives, ce dont ils ne rendaient certainement pas compte, nous donnaient l’exemple. Non sans vantardises, mais qui de nous, aient appris comme nous avons appris de nos pères ?

De même en 1977 et 1986 lorsque " Dame Fournaise " fit gronder son chaudron magique lorsque le cratère sommital avait littéralement exploser ! Mathusalem que cela ne s’est produit. Mis à part les fissures éruptives qui s’ouvrent de temps en temps elles n’excitent là merveilleusement que nos yeux mais non le cœur de la solidarité. Elle ne s’exerce pas de la même manière de ce dont nous avons vécu lorsque tout Bois Blanc a dû être évacué ainsi que toute la région de Piton Ste Rose.

Dans l’effort de confinement, nous voyons deux styles de comportements même s’ils ne sont pas toujours révélateurs d’une attitude profonde. Nous avons d’une part, ceux qui sont stressés ayant peur de l’autre - celui va rendre malade tout le monde ! Et d’autre part, ceux qui se pensent invulnérables et qui exaspèrent…. parce que le confinement c’est pour les autres !    Je me suis posé la question : " tout le monde… qui sort dans la rue avec leur voiture " boite de nuit " en plein jour, possède-t-il réellement leur autorisation dérogatoire de sortie ? " 

Le motif coché est-il bien réel ? N’a-t-on pas coché pour se donner bonne conscience et être en règle devant Mr La Police ou Mr Le Gendarme ? Ne nous jouons-nous pas de la crédulité des autorités pour pouvoir sortir et les tromper. Il y a trop de monde dehors ! Depuis l’annonce de Mr Marcron pour une éventuelle reprise le 11 Mai, je constate davantage de monde dans la rue ! A penser que c’est déjà fini ! Ce n’est pas ce que j’appelle  " la Solidarité respectueuse " des mesures édictées ! Mais qu’en est il de la solidarité légendaire ? – Celle du respect des règles ! Oui nous la voyons s’exercer dans différents corps de métier avec cette épidémie. Bravo, les soignants de tous bord, de même à ceux qui sans relâches organisent la protection civile et à ceux qui participent à cet effort !

Mais pour une frange de la population, force et de constater une solidarité à deux vitesses, je suis solidaire avec moi-même et avec les autres quand cela m’arrange et lorsque cela n’altère pas de trop à ma liberté personnelle ! Nous sommes libres, c’est un fait ! Mais ici elle se conjugue avec le devoir de la vie des autres par le confinement ! C’est lui qui sauve des vies en attendant un traitement et un vaccin. Au risque de passer pour un moraliste, ce que je  ne suis pas : la liberté personnelle s’arrête à l’endroit où commence celle de l’autre. De plus, il n’existe pas de liberté sans devoirs, dans aucunes civilisations pas plus que de relations humaines interrompues initiées par des alter ego exacerbés et ou sous influences ! Apprenons à nous connaître nous-mêmes pour davantage connaître les autres et nous construirons un monde plus solidaire.

Jean PAYET

   

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La vérité si je mens !, Posté
Laisse-moi te dire et te redire ce que tu sais. Ce qui détruit le monde c'est : L'indifférence ... Gilbert BECAUD ,