Tribune libre de la FFAC :

Il est temps de dépoussiérer et moderniser l'artisanat et le commerce


Publié / Actualisé
Notre principale préoccupation est la survie de nos entreprises. Le confinement et la sortie de crise ont modifié profondément la stabilité de nos structures et entamé la confiance des consommateurs et des professionnels. Nous accompagnons au cas par cas nos adhérents dans la gestion de leurs difficultés. (Photo rb/www.ipreunion.com)
Notre principale préoccupation est la survie de nos entreprises. Le confinement et la sortie de crise ont modifié profondément la stabilité de nos structures et entamé la confiance des consommateurs et des professionnels. Nous accompagnons au cas par cas nos adhérents dans la gestion de leurs difficultés. (Photo rb/www.ipreunion.com)

La principale réside dans le règlement des loyers des mois d’avril et mai. La plupart des TPE s’autocensure et a presque honte de demander une négociation ou une annulation totale ou partielle des loyers. Tout comme les bailleurs, nous n’avons pas eu d’autres choix que de cesser nos activités durant deux mois.

Pourquoi seules les TPE locataire de locaux commerciaux devraient porter la charge de ce confinement ?

Notre secteur est en danger

Nous pensons que le modèle classique des TPE va beaucoup souffrir et qu’il est plus que temps de l’aménager. Plutôt que d’essayer de lutter contre le travail dissimulé, nous préférons chercher de nouvelles solutions. Le nombre de demandeurs d’emploi dans les filières de services est important et pourtant beaucoup d’entreprises souhaitent recruter sans y arriver. Les offres proposées sont trop faibles et peu motivantes ! Or la logique économique actuelle nous empêche de pouvoir faire mieux.

Chaque mois, nous comptons un nombre croissant d’entreprises qui n’emploient plus aucun salarié. Ce nouveau modèle permettrait de remettre (mettre) des personnes dans un modèle de travail en toute légalité et sérénité au regards des services de contrôle de l’état. Cette adaptation apporte un plus ; une ergonomie de travail meilleure permettant de lutter contre les TMS (Les troubles musculo-squelettiques) un fléau dans nos métiers.

Une proposition de solution, Le partage d’espace en prestation ou location

Le partage d’espace en prestation ou location peut offrir des solutions. Que ce soit dans les métiers de services ou dans le commerce traditionnel. Il y a plusieurs avantages à cette idée. Cela permet de limiter les charges et d'augmenter les marges de chaque participant. C'est aussi un fonctionnement plus souple et mieux adapté aux désirs d’organisation de vie professionnelle et personnelle de chaque individu. Cela permet enfin des échanges de compétences et évite l’isolement. Sans une adaptation rapide à ces nouvelles conditions, dont le Covid-19 est le terrible catalyseur, les jeunes générations qui n’adhèrent plus entièrement au modèle classique et la génération actuelle des chefs de très petites entreprises en difficultés risquent de se détourner du schéma traditionnel et nous allons au-devant de sérieux problèmes.

Nous travaillons en ce sens avec les services de l’État et les élus locaux.

Les aides de l’État

Il y a eu du chômage partiel pour nos collaborateurs et le Fonds de Solidarité National pour les TPE, le fond de soutien régional et le PGE. Le FSN débloqué de manière rapide et efficace par l’état a permis aux chefs d’entreprises non- salariés d’assurer le quotidien de leur famille. Mais tous ces dispositifs n’ont pas vocation à payer les loyers, ni à remplacer le chiffre d’affaire perdu. Le risque serait de voir des entreprises licencier, dans le meilleur des cas (sic), ou faire faillite avec une augmentation automatique du travail non- déclaré dans les prochains mois, car les échéances reportées vont reprendre.

Au sujet des loyers, nous préconisons au minimum un partage à 50 – 50 entre les bailleurs et locataires. Nous avons plusieurs exemples de bailleurs en grande distribution qui sont allés jusqu’à annuler trois mois de loyer, nous ne demandons pas aux plus petits bailleurs de faire de même mais de supporter une juste part de cet effort de guerre que représente la crise COVID 19.

En, ce qui concerne les aides apportées par l’État, notre département a reçu selon nos estimations près d’un milliard trois. Ces aides doivent être justement utilisées nous FFAC Réunion souhaitons faire des propositions de solution de continuité avec des modifications des modèles actuels, sans pour autant passer par de simples aides financières ponctuelles.

La force du commerce et de l’artisanat Réunionnais

La richesse de notre artisanat et commerce Réunionnais réside notamment dans son métissage. Grâce à cette particularité, il est rare pour nos métiers de service d’avoir des tâches répétitives. Ce métissage entraîne un besoin de compétences élevé. Il est vital que les formations initiales soient les plus proches de la réalité du terrain. C’est en ce sens que nous échangeons avec les organismes de formation, nos juniors d’aujourd’hui seront les chefs d’entreprise de demain. A cette fin nous travaillons et échangeons régulièrement avec les Présidents des Chambres Consulaires.

Le bureau de la FFAC Réunion

   

1 Commentaire(s)

Rene, Posté
Il faut demander annulation des charges jusqu a décembre 2020.
Et les 1250 euros du RSI pour les commercants jusqu a decembre.
Trop de bla bla. Mesures concretes