Tribune libre du SAIPER-UDAS :

Mais où sont passés la pédagogie et le dialogue social si chers à notre rectrice ?


Publié / Actualisé
C'est par voie de presse que nous apprenons l'obligation du port du masque à partir de la classe de CP, ainsi que les nouvelles règles de distanciation sociale et l'organisation de la cantine, qui même si elle ne relève pas directement de l'école aura forcément un impact sur celle-ci ; tout cela pour lundi 8 février 2021. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
C'est par voie de presse que nous apprenons l'obligation du port du masque à partir de la classe de CP, ainsi que les nouvelles règles de distanciation sociale et l'organisation de la cantine, qui même si elle ne relève pas directement de l'école aura forcément un impact sur celle-ci ; tout cela pour lundi 8 février 2021. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Sans vouloir entrer dans les polémiques sur le  masque à l’école pour les jeunes enfants, un certain nombre d’études aux États-Unis indique  l’intérêt du masque si ce dernier est changé régulièrement, lavé et que l’on a appris aux enfants  à le porter à le déporter également suivant les situations. Faute de cette pédagogie, il présente  plus d’inconvénients qu’il n’apporte de protection dans le cadre sanitaire que nous connaissons  (cf. risk assesment group) : communication perturbée notamment.

En l’état actuel, les conditions pour que le masque remplisse son rôle de barrière ne sont pas  réunies : les écoles n’ont pu avoir de dialogue avec les familles, aucune organisation anticipée  avec les mairies n’a pu être mise en œuvre pour l’accueil, les récréations ou la cantine, le coût  pour une efficacité optimale est élevé pour les familles ; certaines familles vont choisir de ne  pas envoyer leurs enfants à l’école par crainte de ce qui n’est pas dit.

Nous sommes bien loin de l’école de la confiance prônée par notre ministre, les différents  incidents qu’ont connu nos collègues de métropole : insultes (il est vrai que Mme la Rectrice  ne reconnaît que 5 à 6 agressions verbales par année scolaire, faut-il en rire ou en pleurer ?),  menaces, retrait de l’école… ne semble pas avoir été l’occasion pour en tirer des leçons pour  notre Académie.

A nouveau, nous serons en première ligne pour gérer les situations conflictuelles qui ne  manqueront pas alors qu’une gestion de proximité aurait permis d’obtenir le résultat  escompté.

Le bureau du SAIPER-UDAS

   

1 Commentaire(s)

Missouk, Posté
Elle décidé, puis, éventuellement elle est prête à dialoguer. Pour le reste, c'est le "pas de vagues" habituel. Rien de neuf sous le soleil!