Courrier de Nassimah Dindar au minsitre de la Santé :

Accès aux soins des Réunionnais


Publié / Actualisé
Monsieur le Ministre, Le préambule de la Constitution de 1946 énonce que " la nation garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs ". Le Conseil constitutionnel a d'ailleurs reconnu valeur constitutionnelle au droit à la santé (décision n° 90-283 DC du 8 janvier 1991, loi relative à la lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme). Aucun Réunionnais ne saurait donc être privé de l'accès aux soins dont il peut avoir besoin. Aucun Mahorais ne saurait être privé de ce même accès. Aucun Français, quel que soit son lieu d'habitation, ne saurait être privé de ce droit reconnu comme valeur constitutionnelle. (Photo rb/www.ipreunion.com)
Monsieur le Ministre, Le préambule de la Constitution de 1946 énonce que " la nation garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs ". Le Conseil constitutionnel a d'ailleurs reconnu valeur constitutionnelle au droit à la santé (décision n° 90-283 DC du 8 janvier 1991, loi relative à la lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme). Aucun Réunionnais ne saurait donc être privé de l'accès aux soins dont il peut avoir besoin. Aucun Mahorais ne saurait être privé de ce même accès. Aucun Français, quel que soit son lieu d'habitation, ne saurait être privé de ce droit reconnu comme valeur constitutionnelle. (Photo rb/www.ipreunion.com)

Et c’est pourquoi, Monsieur le Ministre, il me paraît non seulement opportun mais même indispensable qu’un hôpital de campagne soit à nouveau déployé sur Mayotte, avec évidemment les matériels nécessaires et les personnels formés, comme cela avait été réalisé lors de la première vague, en février-avril 2020, dans les régions les plus touchées, je pense notamment au Grand Est, mais aussi en Guyane ou encore justement à Mayotte.En effet, la situation actuelle dans l’océan Indien me semble être de nature à priver les Français habitant cette région de l’égal accès aux soins pourtant normalement garanti.

Ainsi, par courriel du 18 février dernier, l’aéroport de La Réunion indiquait, je cite, que " nous venons d’être informés par les services de l’Etat que les vols MEDEVAC en provenance des pays étrangers ne sont plus acceptés à la Réunion, et ce jusqu’à nouvel ordre. Toute demande sera systématiquement refusée ". Cette décision est sans nul doute motivée par la saturation des services de réanimation du CHU de La Réunion, avec un taux d’occupation officiellement de 90%. Selon les chiffres communiqués par l’ARS de La Réunion, plus de ¾ des lits de réanimation du CHU de La Réunion sont occupés par des Mahorais, le département de Mayotte étant confronté à une vague épidémique dramatique.

Dès lors, l’hôpital de La Réunion ne semble plus en mesure d’accueillir des évacuations sanitaires, liées ou non à la Covid, en provenance d’autres pays voisins où résident de nombreux Français : Madagascar, Maurice, Seychelles, Afrique Australe, Afrique du Sud, Madagascar…

Monsieur le Ministre, ne sommes-nous pas donc pas confrontés à une rupture dans l’égal accès aux soins appropriés auquel tout Français a droit ? Ne risque-t-on pas de priver même des Réunionnais des soins auxquels ils auraient dû pouvoir accéder du fait de services saturés par les évacuations sanitaires ? Avons-nous la garantie que nos services hospitaliers seraient en mesure de traiter les patients consécutifs par exemple à l’apparition d’un foyer infectieux dans un Ehpad ou à un grave accident de la route ?

La décision ministérielle de fermer l’aéroport de La Réunion à toute évacuation sanitaire hors Mayotte ne risque-t-elle pas de provoquer des pertes de chance aux conséquences potentiellement vitales à certains de nos concitoyens ? Si la solidarité avec Mayotte doit pleinement s’exercer, elle ne peut être le seul fait de La Réunion mais de la nation tout entière. C’est pourquoi, une fois encore, je plaide pour que Mayotte soit doté d’un hôpital de campagne dans les meilleurs délais.

Ainsi non seulement les Mahorais pourraient être soignés sur place, sans la souffrance physiologique qu’induit forcément une évacuation sanitaire, mais en outre les services et les personnels de l’hôpital de La Réunion - personnels dont il convient de saluer le professionnalisme et le dévouement sans faille - ne seraient plus en situation aussi tendue.

Enfin cela rassurerait les Réunionnais, et au-delà tous les ressortissants français vivant dans cette région du monde, sur la capacité du CHU de La Réunion à les accueillir en cas de nécessité.


Espérant en un déploiement rapide de cette expression de la solidarité nationale, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes meilleures salutations

Nassimah Dindar

   

1 Commentaire(s)

Arrête nassimah tu fatigues, Posté
Tout le monde avec tes interventions stupides !