Courrier des lecteurs de J.-J. Blake dit Cincinnatus :

Gauche élastique ou gauche dure ?


Publié / Actualisé
Alors que la droite commence juste à sortir du bois, ce sont les maires de gauche qui squattent les plateaux télé et radio. Les candidats autoproclamés tentent de convaincre qu'ils ont bien le soutien des "Réunionnaises et des Réunionnais" comme ils disent, mais ils peinent à donner le moindre nom de renom. Le maire du Port semble content d'avoir pour soutien du fils du maire de Cilaos qui lui, soutient Mme Bello, on a les satisfactions que l'on peut. La maire de la Possession, plus modestement se contente du soutien de son premier adjoint, homme peu connu et certainement charmant mais qu'on voit mal la remplacer à la mairie (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Alors que la droite commence juste à sortir du bois, ce sont les maires de gauche qui squattent les plateaux télé et radio. Les candidats autoproclamés tentent de convaincre qu'ils ont bien le soutien des "Réunionnaises et des Réunionnais" comme ils disent, mais ils peinent à donner le moindre nom de renom. Le maire du Port semble content d'avoir pour soutien du fils du maire de Cilaos qui lui, soutient Mme Bello, on a les satisfactions que l'on peut. La maire de la Possession, plus modestement se contente du soutien de son premier adjoint, homme peu connu et certainement charmant mais qu'on voit mal la remplacer à la mairie (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Plus inquiétante est la position de Mme Bello. Elle a choisi une stratégie frontale après avoir fait allégeance, le 20 décembre dernier, à un jacobin hostile aux langues régionales, M. Mélenchon. Du coup, la voilà prisonnière des fiers-à-bras Insoumis qui lui savonnent allègrement la planche en dénonçant sa principale concurrente comme un " variant de Macron " selon l’élégante expression d’un député qui s’est fait récemment étriller aux élections municipales à Bras-Panon.

Le comité de soutien de Mme Bello a cependant provoqué la stupéfaction dans le landernau journalistique car il réunit des pointures vraiment exceptionnelles auxquelles on ne s’attendait pas : Emmanuel Séraphin, futur maire de Saint-Paul, la députée Karine Lebon, un certain Jean Hugues R. arrivé troisième aux municipales de Bras-Panon, un certain Joé B. de Saint-André, star de la téléréalité, Claude Hoarau qui tente depuis vingt ans de caser son fils, etc., bref, que du beau linge mais incarnant plutôt le monde d’hier. La gauche dure (au moins en paroles) a-t-elle une chance, on le saura bientôt.

Avec Mme Bareigts, c’est la gauche idéologiquement élastique. Fringante, l’ancienne ministre se met régulièrement en scène en train de faire du vélo ou de planter des arbres, histoire de se donner une image d’écolo-bobo urbaine du type Anne Hidalgo.

Silencieuse sur les grands projets, elle préfère l’hyper-proximité dit-elle, ça consiste à sourire à tout le monde, à faire la bise et à serrer la main des administrés. Cela suffira-t-il ? Une élection municipale n’est pas exactement la même chose qu’une élection régionale, Mme Bello qui a cruellement mordu la poussière au premier tour des régionales en 2015, en sait quelque chose. Mme Bareigts a donc choisi la stratégie opposée, pas celle de la gauche dure, fermée sur elle-même, mais d’une gauche relookée, flexible, élastique, ouverte au point d’en être "dindarisée". C’est la stratégie du grand écart permanent reposant sur l’accord électoral passé avec Nassimah Dindar en juin 2020 : Nassimah soutient Ericka pour la Région, Ericka soutient en retour Nassimah pour la Présidence du Département.

Ainsi tous les candidats socialistes sur les cantons de Saint-Denis ont la mission, s’ils sont élus, de favoriser l’accession de Mme Dindar au fauteuil présidentiel. Après avoir neutralisé le bon vieux PCR, la maire du chef-lieu fait ses courses à Saint-Benoît dont le maire négocie dit-on un poste de 1er Vice-Président de la Région. Maire et Président de la Cirest, ce jeune homme semble aimer les mandats électifs. Mais Mme Bareigts recrute surtout dans La République En Marche avec notamment Karine Nabénésa, l’une des premières, en 2016, à appeler à voter Macron dont elle trouvait le projet “fort, novateur et humaniste”.

La stratégie d’Ericka comme celle d’Emmanuel Macron ne repose sur aucune idée force, aucun projet, aucune vision, elle est virevoltante et opportuniste, la candidate pêche sans complexe dans tous les milieux : d’un côté, les Jeunes Agriculteurs, grands défenseurs du glyphosate, de l’autre, un citoyen réunionnais membre de la Convention Citoyenne sur le Climat comme ce dernier le laisse deviner sur sa page Facebook. Vendra-t-il lui-aussi son âme pour aller côtoyer les partisans d’une agriculture destructrice ? Nous le saurons bientôt.

J.-J. Blake dit Cincinnatus

   

4 Commentaire(s)

Zavoca marron, Posté
Dans cette histoire, depuis plus 50 ans, tout le monde manipule tout le monde...contre...
RAY BAN, Posté
Qui ne sait pas qui écrit ce type de courriers dans ces heures de travail? Ou plutÃ't de feneantise chez elle, qui plus est rémunérée.
Sans intérêt, Posté
Perdu 2 mn a lire ce " pseudo courrier ". Inutile et sans intérêt. Pensez au vaccin !
Life is ART, Posté
Oute pseudo montre pauvre dame hypocrite que vous êtes derrière les coups bas les plus sales/ allez levé grand matin travaille, au lieu promener ek out sapo la paille toute la journée! À bon entendeur