Tribune libre de l'UERH :

Accompagnement des étudiants Réunionnais en Métropole


Publié / Actualisé
Par la présente, l'Union des Étudiants Réunionnais de l'Hexagone (UERH) vous interpelle quant à la situation des étudiants réunionnais dans l'Hexagone. À l'aune d'un troisième confinement qui se profile sur l'ensemble du territoire hexagonal, nous sollicitons votre mobilisation à destination des étudiants réunionnais. Nous vous savons au fait de l'actualité qui bouscule notre pays depuis plus d'un an. Certaines images ont bouleversé le pays, notamment les files d'attentes interminables devant les banques alimentaires ou encore les témoignages des étudiants en détresse.
Par la présente, l'Union des Étudiants Réunionnais de l'Hexagone (UERH) vous interpelle quant à la situation des étudiants réunionnais dans l'Hexagone. À l'aune d'un troisième confinement qui se profile sur l'ensemble du territoire hexagonal, nous sollicitons votre mobilisation à destination des étudiants réunionnais. Nous vous savons au fait de l'actualité qui bouscule notre pays depuis plus d'un an. Certaines images ont bouleversé le pays, notamment les files d'attentes interminables devant les banques alimentaires ou encore les témoignages des étudiants en détresse.

Les chiffres du décrochage scolaire explosent, des milliers de parcours de vie sont impactés. Notre avenir est menacé face aux difficultés du quotidien, il est très difficile de se projeter.

Avec les mesures de confinement et de couvre-feu successifs les " jobs étudiants " ont disparu. La détresse psychologique est palpable et quasi-généralisée. Permettez-nous de rappeler les études suivantes :

• À l’issue du premier confinement, une étude menée par le Centre National de Ressource et de Résilience (CN2R) nous informe que 11,4 % des 70 000 étudiants interrogés ont eu des idées suicidaires au cours des douze derniers mois.

• Selon l'enquête " La vie d’étudiant confiné " publiée par l’Observatoire Nationale de la Vie Étudiante (OVE), 16 % des sondés se sont sentis " si découragés que rien ne pouvait leur remonter le moral " et 50 % d’entre eux ont déclaré avoir souffert de solitude ou d’isolement pendant le confinement.

Face à ces constats, les pouvoirs publics doivent réagir et vos municipalités sont compétentes. À titre d’exemple, le mois dernier, la municipalité du Tampon a voté en Conseil municipal une aide exceptionnelle de 500 euros pour chaque étudiant en mobilité originaire de la commune.

Après un an de crise, le Département de La Réunion vient de débloquer une aide financière de 500 euros pour les boursiers de la collectivité. Cela concerne seulement 3 000 étudiants ; c’est insuffisant nous sommes plus de 20 000, la précarité frappe tout le monde.

Aussi, nous prêtons une attention particulière à l'ensemble des étudiants en carrières sanitaires et sociales qui participent à la lutte contre l’épidémie dans les hôpitaux et en Ehpad, ils sont totalement abandonnés. Leurs engagements, leurs prises de risques doivent être salués et récompensés.

Nous vous savons pleinement investis dans vos territoires respectifs. Nous vous demandons simplement de venir en aide à la jeunesse réunionnaise. Nous vous prions, Mesdames et Messieurs les Maires de la Réunion, de recevoir l’expression de notre considération.

L’équipe de l’Union des Étudiants Réunionnais de l’Hexagone

   

1 Commentaire(s)

Annick Nativel , Posté
Bonjour c'est bien ce que vous faites mais les aides ce n'est pas facile à avoir . En ce qui concerne l'aide de la région il n'aura pas il faut avoir dossier de cette année à chez eux . Et pour la DOM il faut un dossier net bourse il n'en a pas donc pour ces 2 aides c'est terminé rien . Soit disant on aide mais on ne voit pas . Vivre avec 400' avec un loyer de 250' payer internet assurance et manger c très dur pour lui et moi en tant que parent je suis au RSA c pire.