Courrier des lecteurs de J.-J. Blake dit Cincinnatus :

Ericka candidate, le grand chelem pour le PS dionysien


Publié / Actualisé
Ericka Bareigts est en train d'achever sa mue politique. Elle assume désormais pleinement son alliance avec Nassimah (" à toi le Département, à moi la Région "), abandonnant à Huguette Bello les profs de gauche qui votaient traditionnellement pour elle. Elle se radicalise aussi de manière surprenante en joignant sa voix à la meute des identitaires qui vocifèrent depuis quelques jours contre la nomination du nouveau directeur du CNFPT au motif qu'il n'est pas né à La Réunion. Son nom et sa vie privée étant livrés en pâture à l'opinion publique, celui-ci a préféré renoncer à sa nomination, aussitôt Mme Bareigts va se réjouir de cette " victoire " sur les plateaux télé.
Ericka Bareigts est en train d'achever sa mue politique. Elle assume désormais pleinement son alliance avec Nassimah (" à toi le Département, à moi la Région "), abandonnant à Huguette Bello les profs de gauche qui votaient traditionnellement pour elle. Elle se radicalise aussi de manière surprenante en joignant sa voix à la meute des identitaires qui vocifèrent depuis quelques jours contre la nomination du nouveau directeur du CNFPT au motif qu'il n'est pas né à La Réunion. Son nom et sa vie privée étant livrés en pâture à l'opinion publique, celui-ci a préféré renoncer à sa nomination, aussitôt Mme Bareigts va se réjouir de cette " victoire " sur les plateaux télé.

Sa petite visite dans le sud confirme aussi son opportunisme politique. Elle est d’abord allée se faire adouber par Élie Hoarau en personne. Il s’agissait de consolider l’alliance PS- PCR auprès des vieux militants communistes qui n’ont pas oublié le rôle déterminant du parti socialiste dans la défaite de Paul Vergès en 2010. L’image est à la fois forte et cruelle, le vieux parti réunionnais, à la pointe du combat contre le système Debré dans les années glorieuses, met aujourd’hui le genou à terre face à l’ancienne ministre de ce François Hollande qui a fait exploser la gauche française.

Ericka a aussi visité l’aéroport de Pierrefonds et, alors qu’elle sait que cette infrastructure est un gouffre financier, elle annonce son soutien au coûteux projet d’extension, quitte à s’asseoir sur les propositions de la Convention Citoyenne sur le Climat.

Enfin, et là, on entre dans la sombre arrière-cuisine politicienne, on a pu la voir faire allégeance au Directeur du Marché de Gros de Saint-Pierre, un proche de Michel Fontaine devant lequel elle a repris sans le citer, l’idée de Didier Robert de créer un hub pour exporter massivement la production agricole sudiste via Pierrefonds.

Cette séquence indique clairement que le patron des Républicains locaux est prêt à jouer la carte Ericka contre Didier Robert si celui-ci sort indemne de son rendez-vous judiciaire en avril.

En clair, la droite, toujours très pragmatique, plutôt que de lancer un autre candidat, est prête à changer de cheval pour conserver la région, quitte à favoriser la victoire d’une socialiste mise en l’air par François Hollande. Macron-compatible, Ericka Bareigts est la candidate attrape-tout,  elle drague les identitaires, est soutenue par le PCR, par Mme  Dindar, par l’ambitieux Patrick Selly et elle obtient la bénédiction de la droite sudiste patronnée par Les Républicains. Il ne lui reste plus qu’à obtenir le ralliement de Mme Bello et d’Olivier Hoarau qui sont bien à la peine et les jeux seront faits. Sauf si Didier Robert surmonte  son obstacle judiciaire, car face à lui, boxeur hors pair, il n’est pas sûr qu’Ericka fasse le poids. En effet,  à la différence de 2020, elle ne sera pas sur son terrain dionysien et une fraction de  son propre électorat pourrait bien lui faire payer sa promesse de campagne répétée plusieurs fois et finalement non tenue,  de ne pas partir à l’élection régionale.

Un électorat dionysien qui s’interroge aussi sur le nom du futur maire de Saint-Denis.  Si Ericka parvenait à ses fins, Gilbert Annette pourrait signer son grand retour. Ce qui donnerait au final, Gilbert Annette,  maire de Saint Denis, Jacques Lowinsky, président de la CINOR en 2023 et Ericka, présidente de la Région, le grand chelem pour les socialistes dionysiens. Les  électeurs réunionnais vont-ils se laisser séduire ?

J.-J. Blake dit Cincinnatus

   

7 Commentaire(s)

REUNIONNAIS, Posté
BRAVO pour votre prise de position dans le dossier du CNFPT, continuez à défendre les réunionnais dans l'accession aux responsabilités, vous avez gagné ma voix mais aussi celle de toute ma famille et amis que je vais convaincre....
ANIN, Posté
le grand chelem pour les socialistes dionysiens. Les électeurs réunionnais vont-ils se laisser séduire ? POURQUOI PAS! ils font du bon boulot à la mairie..elle pourrait être une bonne présidente de Région...
La loose, Posté
Le boug la honte de son candidat que li mette un pseudo. Assume oté.
Echec et mat, Posté
Boxer hors pair ? Mdr Faut pas exagéré non plus. Et le match c'est quand ? Le 9 avril ?
Du venin, Posté
Dans la série lâchez votre venin, l'auteur de ce courrier en a beaucoup à vendre. Ça se soigne et c'est remboursé par la sécurité sociale. Sans doute une personne aigrie !
Geenec, Posté
Votre alliance avec madame dindar et votre position sur l'affaire du cnfpt vous font perdre ma voie
Sorciere, Posté
Au lieu d'écrire masquer ton courrier , ose mettre ton nom , encore un faux cul qui défend robert Didix