Tribune libre de Jean Claude Comorassamy :

La Cour des Comptes pointe le recul des capacités d'hospitalisation en soins critiques


Publié / Actualisé
La Cour des Comptes a publié, il y a une semaine son rapport annuel 2021 de 738 pages, consacré en point d'orgue et pour une large part, à la gestion de la crise sanitaire. Outre l'épidémie, la Cour s'est aussi penchée sur d'autres sujets " majeurs ". L'aide au retour des Français retenus à l'étranger, le logement des personnes sans domicile, ainsi intéressée au fonds de solidarité pour lequel l'État a dépensé 15 milliards d'euros en 2020, à l'assurance chômage, le soutien au chômage partiel, l'Unedic ou encore la gestion de l'eau et de l'éclairage public dans certaines collectivités....etc.
La Cour des Comptes a publié, il y a une semaine son rapport annuel 2021 de 738 pages, consacré en point d'orgue et pour une large part, à la gestion de la crise sanitaire. Outre l'épidémie, la Cour s'est aussi penchée sur d'autres sujets " majeurs ". L'aide au retour des Français retenus à l'étranger, le logement des personnes sans domicile, ainsi intéressée au fonds de solidarité pour lequel l'État a dépensé 15 milliards d'euros en 2020, à l'assurance chômage, le soutien au chômage partiel, l'Unedic ou encore la gestion de l'eau et de l'éclairage public dans certaines collectivités....etc.

Mais, parmi ces sujets, la crise sanitaire reste au cœur de ce rapport. Car, la Cour recommande de " mieux armer" les services de réanimation et de soins critiques. Elle a mis en évidence un "recul des capacités d’hospitalisation en soins critiques" même hors de cette période de crise du covid-19 ainsi que le mode de financement des hôpitaux à revoir.
Des inégalités territoriales en matière de santé

Elle a analysé les politiques de santé depuis 2013 aussi bien dans l’hexagone que dans les Outre-mer, qui n’ont pas, d’après elle, suffisamment investi en lits et en personnel dans les services de réanimation. Précise même, que la mobilisation des soins critiques durant la pandémie de covid-19 s’est faite au prix d’un " renoncement aux soins et de déprogrammation sans précédent ", aux conséquences encore inconnues pour la santé publique.

A ce jour, cette crise aigüe vient mettre en lumière l’appel lancé des sages, d’augmenter de manière permanente l’offre de lits en soins critiques et les moyens en personnel au regard des besoins. Comme à l’habitude, après 75 années de départementalisation de la Réunion et de 10 années pour Mayotte, les hôpitaux de l’Océan Indien se placent dans les priorités au vu du nombre d’habitants et le taux des personnes vieillissantes.

Elle ne peut toujours pas répondre dans les mêmes conditions aux besoins de la population comme au grand Est, Guadeloupe ou de l’île de France, précise le rapport. A ce sujet, elle préconise même qu'une réévaluation du nombre de lits sont nécessaires pour tenir compte du vieillissement de la population pour éviter ces inégalités.

Maintenant, c’est aux élus et aux syndicats qui soi-disant s’alarment sur la santé de la population et des hôpitaux lors des campagnes électorales. De s’approprier, de s’appuyer de ce rapport pour évaluer l’impact du vieillissement de la population afin d’augmenter l’offre en conséquence, et de corriger l’inégalité territoriale existante. Mais faut-il, qu’ils aient eu le temps de lire les 738 pages de ce rapport, alors qu'ils sont déjà en campagne!

Jean Claude Comorassamy  

   

1 Commentaire(s)

Wilman, Posté
Vos divers écrits sur la psychiatrie à la Réunion sont enfin parvenus en Métropole puisque monsieur Macron vient d'annoncer "qu'il faut une stratégie en santé mentale ". À force d'alerter comme vous faites, un jour la santé mentale deviendra une priorité nationale et régionale. Votre passion sera récompensée.