Courrier des lecteurs de Jean Claude Comorassamy :

Le Président Macron enfin au chevet de la santé mentale !


Publié / Actualisé
Ce mercredi, le Président Macron est venu au chevet de la psychiatrie de l'enfant et l'adolescent (pédopsychiatrie), en présence du ministre de la Santé et du secrétaire d'État en charge de l'enfance et des familles. Une visite en urgence pour aborder l'un des sujets les plus préoccupants depuis le début de cette crise sanitaire : la santé mentale des enfants et des adolescents.
Ce mercredi, le Président Macron est venu au chevet de la psychiatrie de l'enfant et l'adolescent (pédopsychiatrie), en présence du ministre de la Santé et du secrétaire d'État en charge de l'enfance et des familles. Une visite en urgence pour aborder l'un des sujets les plus préoccupants depuis le début de cette crise sanitaire : la santé mentale des enfants et des adolescents.

" Nous avons aujourd’hui un problème de santé qui touche nos enfants et adolescents, qui se rajoute à l’épidémie ", a déclaré le chef de l’État, rapporte le journal le Monde, au cours de sa rencontre avec des soignants de la pédopsychiatrie du Centre Hospitalier Universitaire de Reims. Chaque nouvelle mesure de confinement décrétée, a une incidence sur la vie sociale et donc sur le psychisme de la population, plus particulièrement celle des enfants et des jeunes, résultats l’enquête COVIPREV menés par Santé Publique France. Qui indiquent un niveau élevé de symptômes d’anxiété et de dépression chez les Français. 

D’ailleurs, ont répétés les pédopsychiatres du CHU que depuis le début de la pandémie de Covid-19, les cas d’anxiété, d’anorexie mentale et les tentatives de suicide…. sont en recrudescence en France. Les effets des confinements se font sentir, en particulier chez les adolescents.

Pour la pédopsychiatre Anne-Catherine Rolland, cheffe du service de pédopsychiatrie du CHU de Reims, s’adressant au chef de l’État sur notamment sur le manque de personnel : " Il faudrait doubler voire tripler les effectifs… ne le prenez pas mal dit-elle, on est fatigués et c’est jamais fini, on est très sollicités en permanence. Même si à Reims on est mieux lotis que dans les Ardennes. On manque de psychologues, de pédopsychiatres, d’orthophonistes, de psychomotriciens, d’infirmiers, d’éducateurs… et la grille salariale par rapport à leur haut niveau de compétences fait que les effectifs tournent beaucoup ". rapporte la presse nationale.

Penser à la santé mentale de demain

Concernant, l’Établissement Public de Santé Mentale de la Réunion (EPSMR), au-delà des sites d’hospitalisation complète à Cambaie et à Bras Fusil. L’hôpital de St-Paul a prévu dans sa démarche, de l’Ouest à l’Est, le projet de déploiement d’une offre de soins " rénovée et harmonisée " à l’échelle de chacun des bassins de vie desservis aussi bien pour les adultes que les enfants/adolescents.

Cette capacité de revisiter les organisations actuelles tout en renforçant les dispositifs existants en moyen personnel et en place, me semble constituer une opportunité exceptionnelle en ce moment de crise sanitaire. Mais surtout d’exiger des moyens budgétaires supplémentaires pour un rattrapage financier par rapport à certains établissements de psychiatrie de la Métropole. Mais encore aux divers projets de moderniser et d’innover l’offre de soins portés par l’EPSMR.

Cette opportunité exceptionnelle doit aussi nous encourager à la réflexion sur la création d'un Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) dédié à la psychiatrie Réunionnaise. Elle peut se nourrir des grandes orientations d’un projet médical qui répondra au mieux à la réalité et aux besoins de la population. Une manière peut-être de penser à la santé mentale de demain, lors des assises annoncées.

Jean Claude Comorassamy  

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !