Lettre de Philippe Naillet au préfet :

Pour une réouverture des restaurants


Publié / Actualisé
Monsieur le préfet. J'attire votre attention sur les perspectives sanitaires et économiques liées au tourisme à La Réunion pour les mois à venir. Vous le savez, notre île n'a pas été épargnée par les conséquences dramatiques de la Covid-19 et nous déplorons à ce jour pas moins de 141 décès. Parallèlement, cette crise a affaibli de nombreuses entreprises de l'île, notamment celles du secteur du tourisme et de la restauration, malgré les aides octroyées par l'État. Des entreprises sont à l'arrêt, des salariés au chômage partiel. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Monsieur le préfet. J'attire votre attention sur les perspectives sanitaires et économiques liées au tourisme à La Réunion pour les mois à venir. Vous le savez, notre île n'a pas été épargnée par les conséquences dramatiques de la Covid-19 et nous déplorons à ce jour pas moins de 141 décès. Parallèlement, cette crise a affaibli de nombreuses entreprises de l'île, notamment celles du secteur du tourisme et de la restauration, malgré les aides octroyées par l'État. Des entreprises sont à l'arrêt, des salariés au chômage partiel. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Les annonces nationales sur une reprise progressive de l'activité économique des secteurs pour l'instant confinés laissent présager d'un retour à la normale sur notre territoire également. Nos professionnels sont dans l'attente d'un plan de réouverture adapté à l'évolution de la situation sanitaire sur le territoire de La Réunion.

Cette stratégie pourrait s'articuler autour de différents axes. Protéger nos familles. Pour cela, il convient d'étudier dans les plus brefs délais la possibilité d'intégrer les personnels volontaires des éblissements de tourisme et de restauration aux publics prochainement concernés par la vaccination. La vaccination de ce public pourrait être un rempart à la diffusion du virus au sein de leurs familles, puis par extension à la population réunionnaise.

Protéger notre territoire. Dans les prochaines semaines, si la situation sanitaire le permet, l'obligation des motifs impérieux pourrait être allégée, en particulier entre l'Hexagone et les Outre-mer. Cette mesure est très attendue par les professionnels réunionnais. Parce que nous savons que les résultats des tests PCR ne sont pas fiables à 100%, je propose la généralisation, en complément du dispositif actuel, du test obligatoire à l'arrivée pour tous les passagers à l'aide du protocole du CIRAD de La Réunion.

Cette proposition permettrait en effet de réduire de manière considérable la probabilité de l'arrivée de résultats faux-négatifs. Protéger nos entreprises. La situation financière de plusieurs établissements est critique. La complexification des dispositifs d'aides et la communication gouvernementale peut laisser craindre la fin du "quoi qu'il en coûte". Or, les professionnels du tourisme et de la restauration souhaitent avant tout pouvoir exercer leur activité dans un cadre respectueux des consignes sanitaires en vigueur pour protéger autant les salariés que les clients.

Ces derniers mois, de nombreux efforts d'adaptation ont été réalisés, de la distanciation des tables à l'enregistrement des clients, des menus numériques à la désinfection des locaux. Alors que l'afflux de touristes est encore restreint, nous pouvons expérimenter dans un premier temps la réouverture des restaurants et des services de restauration dans les hôtels équipés d'une terrasse. Comme il a été récemment rappelé pour l'organisation des prochaines élections, l'accueil en plein air peut limiter les risques de transmission de la maladie. Ce qui est réalisable pour les élections doit l'être également pour nos restaurateurs. Cette mesure pourrait également s'accompagner d'un décalage progressif du couvre-feu, l'horaire de 20h apparaissant pour l'instant comme un compromis acceptable. Enfin, je défends à nouveau l'adaptation locale des seuils pour bénéficier des fonds de soutien locaux et nationaux. La version locale du Plan France Relance pourrait en être le levier.

Monsieur le Préfet, je ne méconnais pas la difficulté qui est la vôtre de veiller à la protection sanitaire de notre île tout en veillant à la continuité de notre activité économique et à la survie de nos professionnels de la restauration. Vous pouvez compter sur ma collaboration pour trouver ensemble les solutions pour un retour progressif à la vie normale. Nos restaurateurs comptent sur nous.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de ma considération.

Philippe Naillet, député de La Réunion

   

1 Commentaire(s)

La vérité si je mens !, Posté
Tais toi , Naillet