Tribune libre de Reynolds Michel :

À la recherche d'un Dieu crédible


Publié / Actualisé
À chaque attaque ou assassinat au couteau par un terroriste ou un fanatique, au nom de Dieu, nous disons que ce n'est pas possible, que c'est un acte barbare de trop. Acte de pure violence comme dans le cas de la policière de Rambouillet, Mme Stéphanie M., du père Hamel et bien d'autres. D'un seul coup, sans dialogue, sans affrontement, l'être humain est aux prises avec un autre être humain qui nie son humanité, le réduisant à rien. C'est terrifiant. " Rien ne peut justifier un acte aussi barbare, et encore moins au nom de Dieu ", a déclaré avec tristesse et consternation Monsieur Serbi Mohamed, le président du Conseil départemental du culte musulman de Savoie. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
À chaque attaque ou assassinat au couteau par un terroriste ou un fanatique, au nom de Dieu, nous disons que ce n'est pas possible, que c'est un acte barbare de trop. Acte de pure violence comme dans le cas de la policière de Rambouillet, Mme Stéphanie M., du père Hamel et bien d'autres. D'un seul coup, sans dialogue, sans affrontement, l'être humain est aux prises avec un autre être humain qui nie son humanité, le réduisant à rien. C'est terrifiant. " Rien ne peut justifier un acte aussi barbare, et encore moins au nom de Dieu ", a déclaré avec tristesse et consternation Monsieur Serbi Mohamed, le président du Conseil départemental du culte musulman de Savoie. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Pourtant, et pourtant on ne cesse de tuer, hier comme aujourd'hui, au nom de Dieu. Il arrive même que l'acte inhumain soit célébré avec joie, dans l'allégresse de la vengeance. Et ce, contrairement aux valeurs que l'on retrouve dans les textes sacrés des grandes religions : paix, amour des autres, etc. Alors pourquoi tuer au nom de Dieu ? Alors, pourquoi tant de guerres et de violences au nom de Dieu ?

Je crois que nous avons un gros problème avec l’idée de Dieu, avec l’image de Dieu. L’idée-image de Dieu renvoie aujourd’hui à une confusion prodigieuse. Cela s’explique, car  il n’y a jamais de parole sur Dieu que sur fond d’une expérience humaine. De surcroît, notre connaissance s’exprime par l’intermédiaire du langage symbolique ou métaphorique. Or, le risque est de prendre le signe, le symbole, pour le sens, de transformer Dieu en idole, de l’instrumentaliser, de le transformer en tueur. Notre idée ou image de Dieu a donc besoin d’être sans cesse remise en question, évangélisée, comme l’exprime le pasteur Raphaël Picon :

" Dieu est un mot bien trop dangereux pour ne pas l’évangéliser. Tant de crimes ont été commis en son nom ! Dieu est un condensé de fantasmes : ceux de nos désirs de toute-puissance et de nos esprits de vengeance. C’est le cache-misère de nos rationalités chancelantes, le mot de la fin quand on est à court d’explication. C’est l’arme du faible et du couard, du fort et du guerrier, lorsqu’ils n’osent plus se battre par eux-mêmes. (…) Oui il faut évangéliser " Dieu "… ".

Mais ce Dieu, même Bible en main, reste trop dangereux pour en user sans modération, dit encore Raphaël Picon. Pour évangéliser Dieu, nous avons besoin d’un modèle de Dieue qui donne la vie, qui aime la vie et qui veut que les hommes vivent. Un Dieue qui parle avec les mots de Jésus de Nazareth et qui est, en nous, l’affirmation de la vie. Croire en Dieu, c’est aussi croire en l’homme, croire en la vie. Dans cette perspective, nous pouvons nous demander si le modèle de Dieue comme mère n’est pas celui qui exprime le mieux l’activité créatrice de Dieue, celui qui est toujours du côté de la vie, comme une mère qui donne, soutient et préserve la vie.

Reynolds Michel

   

2 Commentaire(s)

Ti moriss, Posté
tt ceux qui se qui se refugie la tête dans le sable,et nous dit pas d'amalgame doit être souscrit dans l'histoire depuis 40 ans.Maintenant les journaliste emploie le mot poignardé au cou au lieu de dire égorgé comme sacrifice humain au dieu inconnu
Mékoué, Posté
Croire ou pas à la limite c'est secondaire, car Dieu, avec ou sans notre approbation Existe et se manifeste en permanence : sustentation des astres et planètes, pousse des végétaux, air et eau à disposition, aspect physique et mental, espèces animales et végétales...sans intervention de l'homme. Le sceptique et l'incroyant voient dans l'univers qu'un processus ou phénomène naturel.En effet le cerveau humain est incapable d'expliquer l'indicible, cet indicible qui semble tout régir, en dépit de notre égo.Mais là où il y a problème, l'homme avec sa capacité propre et spécifique (comme chaque animal et végétal ont reçu en dotation), sans l'existant (matériel et immatériel), serait dans l'incapacité de concevoir et agencer quoi que ce soit (cathédrale, navette spatiale...)Ainsi le hiatus de l'existence à propos du "Bien et du Mal", semble prendre racine dans cette réalité et constat d'interdépendance vitale en TOUT par une forme de réciprocité macabre entre : "Proie et Prédateur" (indispensabilité vitale : manger et être mangé)l'Indicible, symbolisant Dieu ,autant, Création que Créateur, ne peut être attifer d'un quelconque autre qualificatif car, à la question du : Pourquoi l'existence, personne n'est en mesure d'y répondre. En attendant l'homme censé être LIBRE et apparemment raisonné devrait se mettre qu'au Service du Bien et ne plus pourvoir par nombrilisme à son auto-destruction. Est-il Libre ou Missionné ' C'est quoi et qui les "faux prophètes", ceux qui s'imposent comme détenteur de vérité en s'octroyant un pseudo pouvoir de vie et de mort sur ses semblables ''