Tribune libre de Vincent Rivière :

Le mal-être des travailleurs sociaux


Publié / Actualisé
" Le blues des travailleurs sociaux" titrait Libération dans un article publié le 2 mai dernier. Hausse des demandes, turnover important, effectifs réduits, travail de moins en moins axé vers l'accompagnement.... Les travailleurs sociaux évoquent une situation devenue ingérable. " On priorise dans la priorité " disent-ils. Hausse des demandes, manque d'effectifs, manque de reconnaissance professionnelle, perte du sens du travail et de ses valeurs.( Photo D.R.)
" Le blues des travailleurs sociaux" titrait Libération dans un article publié le 2 mai dernier. Hausse des demandes, turnover important, effectifs réduits, travail de moins en moins axé vers l'accompagnement.... Les travailleurs sociaux évoquent une situation devenue ingérable. " On priorise dans la priorité " disent-ils. Hausse des demandes, manque d'effectifs, manque de reconnaissance professionnelle, perte du sens du travail et de ses valeurs.( Photo D.R.)

"Protection de l'enfance: les travailleurs sociaux sont enfermés dans leur mal-être" titrait également un article en date du 5 avril 2021. Notre actualité à la Réunion ne fait que confirmer et mettre en exergue le manque de moyens dédiés à la protection sociale et, tout particulièrement, à la protection de l’enfance, protections pourtant au cœur des compétences de la collectivité départementale. La presse locale a communiqué récemment sur l’effectif de nos travailleurs sociaux : 700 agents. En parallèle, combien de dossiers ? Plusieurs milliers ! L’accompagnement des familles est efficace s’il est poursuivi régulièrement, sur plusieurs mois, parfois, dans certains cas difficiles, de façon hebdomadaire, voire plus pour les familles en grande difficulté.

Dès notre élection au sein de l’assemblée départementale, je prends aujourd’hui devant tous les Réunionnais, l’engagement ferme de déployer tous les moyens, humains, budgétaires et partenariaux afin que ce déficit soit comblé au plus tôt. Parallèlement, nous créerons un numéro d’appel direct, gratuit et facile d’accès 24 heures sur 24 afin de connaître au plus tôt les situations critiques. Le 119, numéro national, ne correspond pas aux attentes des réunionnais, ne serait-ce que parce que le créole n’est pas maîtrisé.

La Crip (Cellule de recueil des informations préoccupantes) remplit ce rôle mais n’est accessible que sur les horaires de bureau alors que, comme vous le savez, nombreuses peuvent être les situations qui se dégradent en soirée ou en week-end. Les moyens : moyens humains à travers le recrutement massif de travailleurs sociaux mais aussi, en amont, en promouvant ces métiers du social si peu connus et peu attractifs pour nos jeunes.
Comment ? Grâce déjà à une communication auprès des collégiens et des lycéens pour favoriser leur orientation puis en renforçant les formations diplômantes sur l’ensemble de ces métiers.

Moyens budgétaires en adéquation avec ces nouvelles orientations car c’est bien là le domaine qu’il s’agit désormais de prioriser. Moyens partenariaux car il nous faut travailler en complémentarité avec tous les acteurs (Etat, justice, rectorat, communes...)

Il est urgent d’agir ! Prenons le pari de faire de notre département de la Réunion un modèle d’accompagnement social !

   

2 Commentaire(s)

Sociale, Posté
Ca fait un moment que l'aide sociale à l'enfance et les associations dédiées manquent de moyens. Des situations signalées, évaluées ont teminé en infanticide.
Doudou, Posté
dambreville expert en agriculture dont les champs de cannes sont dans un drole d'etat avec des herbes qui depassent les cannes . et c'est lui le spécialile . moin mi di que cè n'importe quoué !