Tribune libre de Jean Claude Comorassamy :

Territoire de la Côte Ouest, que de chemin parcouru !


Publié / Actualisé
La coopération intercommunale de la Réunion prend racine en 1983, à travers un pionnier, le Syndicat Intercommunal à Vocation Multiple de la Réunion (SIVOMR). C'est sur cette histoire que nous allons nous nourrir, pour comprendre le chemin parcouru de cette première intercommunalité, devenue par la suite la Communauté de Communes de la Côte Ouest (CCCO) et depuis Territoire Côte Ouest (TCO). (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
La coopération intercommunale de la Réunion prend racine en 1983, à travers un pionnier, le Syndicat Intercommunal à Vocation Multiple de la Réunion (SIVOMR). C'est sur cette histoire que nous allons nous nourrir, pour comprendre le chemin parcouru de cette première intercommunalité, devenue par la suite la Communauté de Communes de la Côte Ouest (CCCO) et depuis Territoire Côte Ouest (TCO). (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Tout débute par un mariage célébré dès 1983, et accouchera bien vite d’une intercommunalité, sans trop grande difficulté. Puisque à l’époque, le Parti Communiste Réunionnais (PCR) lors des élections municipales de 1983, sorti victorieux des six communes de l’Île, décidait de mettre en œuvre le projet de se regrouper en un Syndicat Intercommunal à Vocation Multiple de la Réunion.

C’est ainsi que les communes conquises par le PCR, étaient St Leu (Mario Hoarau), le Port (Paul Vergès), la Possession (Roland Robert), St-Louis (Claude Hoarau, St-Suzanne (Lucet Langenier) et St-Pierre (Elie Hoarau). Ces six municipalités ont fait figure de pionnier, en se regroupant en ce premier syndicat à Vocation Multiple. Malgré les multiples discussions, débats, réflexions, quelquefois des interrogations et par la suite de construction.

Delà, naissait la première coopération entre les six communes, avec des mutualisations dans l’intérêt de la population, malgré la dispersion géographique.

Mais, en 1989, lors des changements de majorité, que certaines communes ont choisi de rejoindre la communauté du Sud préfigurant la future CIVIS.

Regard tourné vers le futur

Cependant, devant une complexification croissante engendrée par la loi de décentralisation, que les gouvernements successifs ont décidé, de redynamiser les regroupements des communes. De ce fait, diverses réorganisations territoriales seront dictées par différentes lois de réformer les collectivités. Il s’agissait de se donner les moyens de mettre en œuvre des projets dans un périmètre élargi et dans une continuité géographique. Et, qu’elle soit porteuse de cohérence et  solidarité.

D’ailleurs, c’est ainsi que le périmètre de l’intercommunalité ayant été redéfini en comité d’agglomération, avec d’abord trois communes de l’Ouest (St-Paul, St-Leu et Trois-Bassins). Cette  intercommunalité nait en 1996, il y a 25 ans, portera le nom de la Communauté de Communes de la Côte Ouest (CCCO).

Et, c’est le 31 décembre 2001, que fût créer la communauté d’agglomération du Territoire de la Côte Ouest (TCO), regroupant désormais cinq communes, Saint-Paul, Saint-Leu, Trois-Bassins, le Port et la Possession, qui font partis du TCO aujourd’hui, succédant du même coup à la Communauté de Communes de la Côte Ouest.

Finalité, c’est l’histoire singulière et belle de ce Territoire de la Côte Ouest, où plusieurs années durant, s’est dessiné les contours. Cependant, si ce territoire Ouest est devenu un vivier à candidats aux élections régionales. Le " vivre ensemble " doit toujours s’appuyer sur l’héritage du bien commun, dont l’ADN doit rester la solidarité et la cohérence dans ce bassin de vie.

Jean Claude Comorassamy

   

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