Tribune libre du collectif Elianna :

6.200 enfants victimes de violences connues par an soit 16 enfants victimes par jour !


Publié / Actualisé
"Des chiffres alarmants et nous regrettons vivement qu'aucun d'entre vous ne propose dans ses programmes des propositions d'amélioration de la prise en charge des enfants en danger ou en passe de l'être ...la protection de l'enfance dont la compétence dépend principalement du Département." (photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
"Des chiffres alarmants et nous regrettons vivement qu'aucun d'entre vous ne propose dans ses programmes des propositions d'amélioration de la prise en charge des enfants en danger ou en passe de l'être ...la protection de l'enfance dont la compétence dépend principalement du Département." (photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Mesdames, messieurs les candidats,

Le collectif Elianna réunit plusieurs associations sur toute l’île qui ont cette volonté unique de protéger les enfants de toute forme de violence et de maltraitance et d’améliorer la prise en charge de ces enfants victimes. Si c’était le vôtre ? Votre fils, votre petite fille ? Combien de familles encore découragées dans leur démarche du dépôt de plainte ?

L’accueil qui leur est réservé reste encore déplorable, d’écoute et d’empathie. Et quand bien même, ces familles parviennent à déposer plainte, le traitement de l’affaire est long et elles ne sont pas informées du déroulé de la procédure. Trop de services cloisonnés. Les associations de terrain ne sont pas écoutées !
Nous réclamons une table ronde et des réunions de travail avec tous les décisionnaires de la protection de l’enfance.

Nous réclamons :

- Un "119" Local ! Bilingue ! Le "119" est en France et ne prend pas en compte nos spécificités et il nous faudrait un numéro d’urgence Local afin que l’enfant puisse se confier dans sa langue à quelqu’un qui le comprendrait.
- Plus de moyens humains et financiers pour la Crip974 (cellule d’informations préoccupantes)
- Plus de formations pour les professionnels s’adressant aux enfants victimes (magistrats, police, gendarmerie...)
- Plus de suivis psychologiques pour les enfants et moins d’attente dans les centres dédiés
- Plus de prévention et de sensibilisation dans les écoles et dans les médias

Souvenez-vous de la petite Elianna,  deux ans, assassinée par le copain de sa mère qui n’a pas su la protéger alors que cinq signalements avaient été faits et qu’aucune mesure de placement immédiat n’avait été décidée. Le petit frère d’Elianna ou un autre enfant devrait-il subir le même sort ?

Pour toutes les petites "Elianna" Les petits "Mathéo", pour ces petits enfants harcelés à l’école, à ces enfants violentés au quotidien qui ne sont pas protégés et écoutés par les grands, pour ces enfants victimes d’inceste qui ne bénéficient d’aucune aide psychologique. Vous devez absolument réagir !

Un enfant doit toujours sourire et ne jamais souffrir ! Nos enfants sont notre société de demain !

   

1 Commentaire(s)

SOMANKE , Posté
Un peu d'histoire pour commencer. Au moyen âge le mariage d'amour n'existait pas, on était marié par la famille, le clan, le village auquel on appartenait et le mariage était un outil de gestion de la communauté. L'enfant n'était pas aimé, n'etant Pas le fruit de l'amour. On ne prêtait attention qu'a l'aîné pour assurer le lignage, le cadet un peu moins mais au cas où, il était un peu préservé. C'est le capitalisme (eh oui) avec la création du marché de l'emploi qui a libéré la femme (surtout) en lui permettant de quitter la prison familiale ou villageoise et de devenir salariée (donc indépendante tant soit peu) et quitter la " communauté " qui l'emprisonnait. Elle (comme l'homme) pouvait dire enfin " vous ne me mariez pas, Je Me marie ". Le mariage d'amour était né et le fruit de l'amour, l'enfant, prenait toute sa place.À partir de ce constat historique, il est permis de s'interroger sur l'évolution de la place de l'enfant dans notre société. L'enfant est-il encore le fruit de l'amour ou le moyen de....'Chacun peut se faire une idée au regard de nos lois et règlements.