Tribune libre de Philippe Naillet :

Langues régionales, restons mobilisés !


Publié / Actualisé
La promotion des langues régionales est un sujet qui me tient particulièrement à coeur. Comme de nombreux professionnels, associations et citoyens à La Réunion, je suis persuadé que l'utilisation du créole réunionnais dans le cadre de l'éducation est un moyen de faciliter l'apprentissage du français. Dans nos administrations, il permet de valoriser notre culture, d'être fiers de notre langue, de faciliter la proximité entre les services publics et les familles.
La promotion des langues régionales est un sujet qui me tient particulièrement à coeur. Comme de nombreux professionnels, associations et citoyens à La Réunion, je suis persuadé que l'utilisation du créole réunionnais dans le cadre de l'éducation est un moyen de faciliter l'apprentissage du français. Dans nos administrations, il permet de valoriser notre culture, d'être fiers de notre langue, de faciliter la proximité entre les services publics et les familles.

Ce sont les raisons pour lesquelles je suis intervenu le 8 avril dernier à l’Assemblée nationale lors de l’examen de la loi Protection patrimoniale et promotion des langues  régionales. J’avais pu rappeler que les résultats scolaires et la pratique du français étaient meilleurs dans toutes les classes où le bilinguisme était pratiqué, qu’il fallait aller plus loin et donner des moyens aux classes bilingues.

Malheureusement, la saisine de députés de la majorité contre la loi MOLAC a supprimé la reconnaissance de la méthode pédagogique d’enseignement dite par immersion, ainsi que l’usage de signes diacritiques des langues régionales dans les actes d’état-civil.

Il s’agit d’un recul inacceptable qui met en danger les expérimentations actuelles liées à l’utilisation de nos langues régionales. J’ai donc cosigné, avec de nombreux autres parlementaires, un courrier adressé au Président de la République pour qu’une procédure de révision constitutionnelle visant à véritablement permettre à la puissance publique de protéger et promouvoir nos langues régionales puisse être rapidement engagée. Il s’agit de reconnaître officiellement nos langues régionales comme langues de notre quotidien.

Philippe NAILLET
Député de La Réunion

   

1 Commentaire(s)

Aterla, Posté
Et moin mi pense que si nous té arrète masquer l'origine française de la majorité des mots créoles, l'affaire serait un peu plus acceptable. Pour l'instant y fait trop mal mon z'yeux!Moin ça qu' mi voit c'est que les marmailles que l'a pèse le créole partout tout le temps, zot l'est handicapé maintenant parce que zot y gaingne pas bien communique avec le reste le monde. Parle pu non plus zot niveau en anglais. Parfois mon coeur l'est gros pour le gachis de moun que l'est en train de faire.