Tribune libre de Philippe Naillet :

Projet de loi Gestion de la crise sanitaire


Publié / Actualisé
L'aggravation de la situation liée à la crise Covid-19 à La Réunion et en Martinique a conduitle Président de la République au retour de l'état d'urgence sanitaire. Cette différenciation par rapport au reste du territoire est une opportunité que nous devons saisir pour mener une stratégie réunionnaise face au virus. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
L'aggravation de la situation liée à la crise Covid-19 à La Réunion et en Martinique a conduitle Président de la République au retour de l'état d'urgence sanitaire. Cette différenciation par rapport au reste du territoire est une opportunité que nous devons saisir pour mener une stratégie réunionnaise face au virus. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

À l’occasion de l’examen du projet de loi Gestion de la crise sanitaire prévu ce mercredi 21, je serais à l'Assemblée nationale pour porter plusieurs propositions :

• Concernant le pass sanitaire, je n'y suis pas favorable. En effet, il n’a été aucunement démontré que les espaces recevant du public à La Réunion avaient été à l’origine de clusters. Nos restaurateurs, hôteliers, acteurs de l'événementiel et du tourisme se sont déjà adaptés avec la distanciation des tables et le suivi des clients entre autres. Par ailleurs, le pass sanitaire ne doit pas être appliqué aux commerces essentiels que sont les commerces alimentaires. Il s’agirait d’une décision grave remettant en cause le quotidien de nos familles. Le pass sanitaire est disproportionné car il limite de façon importante le droit d'aller et venir et le droit d'entreprendre.

• Afin de protéger notre île et limiter les risques de propagation depuis l’extérieur, je suis favorable au maintien du test PCR pour se rendre à La Réunion et bien entendu à la gratuité de celui-ci. C’est une mesure de santé publique qui doit être assurée par l’État, le garant de la sécurité des personnes en France. Je défends aussi l’utilisation du test du Cirad à l’arrivée pour limiter un peu plus le risque de contamination extérieure.

• Enfin, notre personnel soignant étant en première ligne face à la maladie, il apparaît nécessaire de le rendre prioritaire à la vaccination. En effet, il s’agit avant tout de les protéger et de protéger les malades. Bien entendu, je ne souhaite pas de sanctions financières pour nos soignants qui refuseraient le vaccin. Dans la mesure du possible, il s’agira plutôt de les orienter vers des patients moins à risques.

Ces propositions s’inscrivent dans une stratégie locale de protection de la santé de nos familles et de soutien de nos acteurs économiques. Je crois en la responsabilité des Réunionnaises et Réunionnais. Faisons confiance à notre territoire.

Philippe NAILLET
Député de La Réunion

   

1 Commentaire(s)

KUNTA KINTé, Posté
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