Tribune libre de Jean Claude Comorassamy :

Les assises de la santé mentale et de la psychiatrie sous les feux de l'actualité ce lundi


Publié / Actualisé
Maintes et maintes fois différées, les assises de la santé mentale et de la psychiatrie se dérouleront et seront surement sous les feux des projecteurs ces lundi 27 et mardi 28 septembre. Alors que le ministre de la Santé Olivier Véran, assure que le gouvernement veut " à tout prix éviter une troisième vague, qui serait celle de la santé mentale ".
Maintes et maintes fois différées, les assises de la santé mentale et de la psychiatrie se dérouleront et seront surement sous les feux des projecteurs ces lundi 27 et mardi 28 septembre. Alors que le ministre de la Santé Olivier Véran, assure que le gouvernement veut " à tout prix éviter une troisième vague, qui serait celle de la santé mentale ".

Assises évoquées déjà depuis janvier dernier par le Président Macron. Afin disait-il " de dresser les orientations de la psychiatrie pour les années à venir. Mais aussi pour répondre à la crise et aux manques de moyens et des lits.

De plus, la crise du Covid ayant imposé une distanciation sociale inédite et elle a agi comme le miroir des situations de souffrance et de mal être, des conditions de travail particulièrement tendues, avaient de nouveau été mises en lumière. D’où l’urgence d’agir vite et bien.

Un contexte terrible dans toute la France, des postes de psychiatres sont vacants, un manque de lits criants, un manque évident en personnel, financement étranglé, des plans d’investissements qui se font attendre, une offre de soins pas à la hauteur des besoins, encore plus à la Réunion, qui reste encore sous-dotée par rapport à la Métropole.

Malgré que des moyens nouveaux ont été alloués dernièrement à la Réunion grâce à l’engagement et du travail acharné du Président de la FHF-Oi M. Gérald INCANA, du Directeur Général de l’EPSMR M. Laurent BIEN et du Conseil de Surveillance auprès de l’agence Régionale et Ministère.

Avec  l’écriture des divers projets innovants dont une Unité de Soins Intensifs Psychiatrique (USIP) qui accueillera des patients en phase aiguë, une réorganisation et modernisation des structures extrahospitalières dont la pédopsychiatrie, un plan d’investissements nouveaux mais aussi une demande de revalorisation du coefficient géographique applicable aux hôpitaux de la Réunion et aussi de Mayotte.

Relancer des projets, redonner une nouvelle perspective à la pédopsychiatrie

C’est ainsi, que ces assises prévues ces lundi et mardi, couvriront neuf thématiques d’après le communiqué du Ministère de la santé: la santé mentale des enfants et des jeunes, la prévention et la détection des souffrances psychiques, la prévention et la prise en charge du suicide notamment chez les personnes âgées, la santé mentale et les maladies somatiques, les nouvelles souffrances et nouvelles maladies, la psychiatrie et la psychologie face à la crise sanitaire et économique, la recherche, la santé mentale des personnes âgées et des populations spécifiques (handicap, aide sociale à l'enfance, précarité…), et les addictions…etc.

En effet, ces assises doivent dresser un état des lieux de la prise en charge de la santé mentale, de l’offre de soins en psychiatrie et de la pédopsychiatrie afin de tracer les perspectives d’amélioration nouvelles pour les années à venir indique t-on au Ministère. Ainsi, l’axe dédié à l'enfance et adolescent pour une amélioration à l'accès aux soins en pédopsychiatrie doit être priorisé pour la Réunion, avec un renforcement des structures extrahospitalière avec des équipes pluridisciplinaires dont le personnel socio-éducatif sans oublier une structure de gérontopsychiatrie qui reste un maillon à développer.

Aujourd’hui, le monde de la psychiatrie réclame des investissements, des réformes et reconnaissance depuis des années, le président de la République a assuré que des réponses seraient apportées à ces assises.

Ayant passé plus de 41 années de vie professionnelle dans cet univers passionnant, fascinant, innovant, et engagé à la pédopsychiatrie avec des riches rencontres. Aujourd’hui en tant que retraité que je souhaite contribuer à nourrir réflexion et à alimenter des propositions d’actions, sur une vraie politique de lutte contre la stigmatisation de la santé mentale, sur les stratégies de prévention à développer, sur une articulation plus soutenue des dispositifs sanitaires, médico-sociaux, sociaux, médecin de ville dans le cadre d’une prise globale…etc, etc.

Alors, espérons que ces assises de la santé mentale et de la psychiatrie déboucheront sur une grande cause nationale. C'est pourquoi il nous semble important et urgent d’agir maintenant au regard des besoins. Car les belles paroles ne valent rien si les actes ne suivent pas.

Jean Claude Comorassamy

 

   

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