Tribune libre de Jean-Pierre Marchau :

L'écologie au pouvoir en 2022 avec Yannick Jadot


Publié / Actualisé
La primaire des écologistes a permis des débats sur le fond et d'un très bon niveau, dans une atmosphère apaisée. Les écologistes ont mûri. Elle a aussi fait ressortir deux importantes tendances de fond, une aspiration à la radicalité face à l'urgence climatique ainsi qu'une volonté affirmée de gouverner pour assumer cette transition que les forces politiques traditionnelles, malgré les périls, ne veulent pas mettre en place.
La primaire des écologistes a permis des débats sur le fond et d'un très bon niveau, dans une atmosphère apaisée. Les écologistes ont mûri. Elle a aussi fait ressortir deux importantes tendances de fond, une aspiration à la radicalité face à l'urgence climatique ainsi qu'une volonté affirmée de gouverner pour assumer cette transition que les forces politiques traditionnelles, malgré les périls, ne veulent pas mettre en place.

Ces deux tendances ne sont pas contradictoires, elles sont même constitutives de l’histoire du mouvement écologiste. Mais désormais l’affirmation de la capacité à gouverner que les écologistes portent depuis des années, est devenue une réalité  politique dans nombre de grandes  villes et de métropoles françaises. La posture purement contestataire a fait place à la construction d’un véritable programme de gouvernement autour d’un projet commun aux écologistes. C’est tout l’enjeu du second tour de cette primaire. Le temps des candidatures de témoignages et de protestation est passé, le temps de l’action est venu.

Les résultats obtenus au premier tour par Delphine Batho et Éric Piolle,  nous confortent dans l’idée que toutes les forces écologistes doivent se retrouver dans une démarche collective autour d’une candidature capable de fédérer les divers courants de l’écologie.

Aujourd’hui, Yannick Jadot, l’ancien activiste, incarne ce tournant majeur de l’écologie politique capable de  rassembler le plus largement autour de lui, un arc allant des électrices et électeurs déçu.es d’Emmanuel Macron à celles et ceux qui ne se retrouvent ni dans les formations politiques traditionnelles, ni dans les divers populismes.

C’est pourquoi j’apporte mon soutien à Yannick Jadot et invite mes ami.es écologistes réunionnais.e.s à faire de même.

Jean-Pierre Marchau
Élu et Conseiller Fédéral EELV

 

   

2 Commentaire(s)

974, Posté
Jadot à fait son temps. Rousseau c'est largement mieux.
Missouk, Posté
On aura parfaitement compris que son poulain c'est JADOT, puisque ROUSSEAU n'est jamais citée... Mais bon, JADOT, c'est comme LALONDE, c'est comme WAECHTER. C'est l'écologie de "papa-maman", celle qui est MEDEF compatible, voire MACRON compatible. ROUSSEAU défend une écologie plus radicale, sans doute la seule qui mérite qu'on vote pour elle. L'urgence climatique n'a jamais été aussi urgente. Il est grand temps qu'on ose s'attaquer à TOTAL, et à ces grosses boîtes qui dirigent le monde en se fichant pas mal de ce que la planète deviendra. Aujourd'hui, si on ne fait rien, c'est la vie humaine qui est menacée, pas dans un millénaire, mais sans doute dès la fin de ce siècle-ci. Il y a un vrai "ménage" à faire au niveau de l'impact carbone... Il faut trouver des alternatives au nucléaire,... Pas une mince affaire! Il faut donc quelqu'un qui propose une écologie radicale, ... quitte à déplaire aux grands de ce monde!