Tribune libre de Philippe Naillet :

Marche pour le climat : une prise de conscience


Publié / Actualisé
L'organisation d'une nouvelle marche pour le climat à La Réunion témoigne d'une prise de conscience croissante de notre population face aux enjeux climatiques auxquels nous sommes confrontés. Les dernières prévisions du GIEC sont pessimistes. La hausse des températures semble inexorable et nous devons désormais réfléchir aux atténuations de ces changements, particulièrement sur une île tropicale.
L'organisation d'une nouvelle marche pour le climat à La Réunion témoigne d'une prise de conscience croissante de notre population face aux enjeux climatiques auxquels nous sommes confrontés. Les dernières prévisions du GIEC sont pessimistes. La hausse des températures semble inexorable et nous devons désormais réfléchir aux atténuations de ces changements, particulièrement sur une île tropicale.

Si la fréquence et la puissance des cyclones restent difficiles à prévoir, les dernières projections laissent entendre un renforcement des phénomènes climatiques pouvant nous atteindre et les dernières précipitations dans le sud risquent d’être plus récurrentes.

Dans ce contexte, une mobilisation collective est de rigueur. Or, au niveau législatif, la loi climat n’a pas tenu ses promesses face au dérèglement climatique et l’urgence d’y répondre de manière forte et juste.

Alors que le président de la République promettait une reprise “sans filtre” des mesures de la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC), une tre s grande majorité d’entre elles ont été exclues du projet de loi. C’est le cas de l’EVcocide porté par les socialistes depuis plus d’un an, recommandé par la CCC et devenu un simple délit a  la portée amoindrie par ce texte et bien d’autres mesures qui ne prendront effet que d’ici une voire deux décennies.

Avec mes collègues socialistes ou d’autres groupes politiques, nous avions proposés des adaptations a  la réalité de notre ı̂le, de notre climat, de nos contraintes et de nos opportunités. Nos amendements permettaient, entre autres, de permettre l’affichage environnemental pour favoriser les produits locaux, une réduction drastique d’importation de plastique sur notre ı̂le grâce a  la réintroduction de la consigne, de créer un prêt à taux 0 permettant aux ménages modestes l’achat d’un véhicule non polluant ou  la mise en place d’une prime climat en faveur de la rénovation énergétique de tous les logements français.


 

   

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