Tribune libre de Jean-Michel Moutama :

Démission de la CGPER du Comité paritaire de la canne et du sucre


Publié / Actualisé
La CGPER demande depuis plusieurs mois que les négociations soient ouvertes pour préparer la prochaine convention Canne. Les dernières élections ont été faite et la CGPER obtient 2 postes contre 4 actuellement. C'est le jeu démocratique et nous sommes soucieux de le respecter. Cela veut dire qu'au mois de Mars 2022 une nouvelle équipe sera donc mise en place et n'aura que peu de temps pour préparer les négociations. De celles-ci dépendront l'avenir de la filière canne, de l'ensemble des autres filières de l'île et du revenu de nos agriculteurs. (Photo d'archives rb/www.ipreunion.com)
La CGPER demande depuis plusieurs mois que les négociations soient ouvertes pour préparer la prochaine convention Canne. Les dernières élections ont été faite et la CGPER obtient 2 postes contre 4 actuellement. C'est le jeu démocratique et nous sommes soucieux de le respecter. Cela veut dire qu'au mois de Mars 2022 une nouvelle équipe sera donc mise en place et n'aura que peu de temps pour préparer les négociations. De celles-ci dépendront l'avenir de la filière canne, de l'ensemble des autres filières de l'île et du revenu de nos agriculteurs. (Photo d'archives rb/www.ipreunion.com)

IL EST NECESSAIRE D’OUVRIR LES NEGOCIATIONS
METTONS EN PLACE IMMEDIATEMENT L’EQUIPE DE NEGOCIATIONS
SOYONS UNIS TOUS ENSEMBLE

Nous proposons donc de constituer par anticipation immédiatement cette nouvelle équipe dès ce jour !
Mettons toutes les chances de notre côté et soyons soudés, tous les agriculteurs ensemble quelque soit notre syndicat. La CGPER propose donc de n’avoir dès aujourd’hui que 2 représentants qui travaillerons immédiatement avec tous les autres.

Les élus de la CPCS doivent commencer à travailler sur les résultats des audits demandés par la CGPER. Car nous faisons plusieurs constats :
-    Nous devons tous, industriel et planteurs, parler d’une même et seule voix avec l’Etat, pour garantir un revenu décent aux agriculteurs.
-    Il faut que cette prochaine négociation soit faite en toute transparence sur l’ensemble des revenus de l’industrie sucrière.
-    Il faut que l’Etat entende la voix de la profession, car c’est à ce prix, que la filière canne /sucre/Rhum/Energie pérennisera son avenir.

Il est donc primordial que l’ensemble des syndicats exigent que la transparence soit faite autour des recettes et résultats des industriels.

A la CGPER nous disons qu’il est plus que temps que les bilans de la filière soient communiqués en toute transparence aux acteurs de la filière canne-sucre rhum-énergie afin que les prochaines négociations s’établissent en toutes connaissances des recettes et bénéfices du seul acteur industriel.
Les aides aux Planteurs mais aussi à l’unique industriel doivent être maintenues et même renforcées.
Les planteurs doivent obtenir un meilleur partage de la plus-value des Co Produits de la Canne.
A La CGPER nous voulons que ces prochaines négociations portent sur une REPARTITION EQUITABLE DE LA VALEUR AJOUTTEE DE LA CANNE A SUCRE, l’évolution de la formule de richesse, des primes et des subventions pour améliorer le revenu des planteurs.

La CPCS doit donc se réunir rapidement pour analyser les résultats des audits, les résultats financiers de l’industriel et surtout diligenter comme le demande la CGPER : un audit général de la filière sur le plan économique et financier.

La CGPER a d’ores et déjà attiré l’attention de M. Le Ministre de l’Agriculture et de M. le ministre des Outre-Mer sur la nécessité de diligenter un audit qui lèvera le jour sur la répartition des richesses de la canne au sein des acteurs économiques locaux.

Bien évidemment encore plus aujourd’hui qu’hier nous serons des interlocuteurs constructifs, très actifs mais aussi exigeants.

Le maitre mot étant la collaboration de tous les membres syndicaux de la CPCS pour obtenir la transparence de la Filière Globale Canne.

Jean Michel MOUTAMA
Président de la CGPER

   

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