Tribune libre d'Yvette Duchemann :

Pierre Rabhi : "comment vivre ?"


Publié / Actualisé
Bien sûr, j'ai lu plusieurs de ses ouvrages, notamment " Vers la sobriété heureuse ", ouvrage que j'ai précieusement gardé et bien sûr j'ai mémorisé certaines de ses citations : " Comment se fait-il que L'Humanité en dépit des ressources planétaires suffisantes et de prouesses technologiques sans précédent, ne parvienne pas à faire en sorte que chaque Être humain puisse se nourrir, se vêtir, s'abriter, se soigner et développer les potentialités nécessaires à son accomplissement ? (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Bien sûr, j'ai lu plusieurs de ses ouvrages, notamment " Vers la sobriété heureuse ", ouvrage que j'ai précieusement gardé et bien sûr j'ai mémorisé certaines de ses citations : " Comment se fait-il que L'Humanité en dépit des ressources planétaires suffisantes et de prouesses technologiques sans précédent, ne parvienne pas à faire en sorte que chaque Être humain puisse se nourrir, se vêtir, s'abriter, se soigner et développer les potentialités nécessaires à son accomplissement ? (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Bien sûr que je suis de près son mouvement COLIBRIS pour un passage à l’action individuelle et collective et bien sûr que j’essaie de contribuer modestement à pouvoir faire en sorte que nous pourrons leur laisser leur TERRE, puisque " nous n’héritons pas de la TERRE de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants. "

Bien sûr comme lui, je considère que " c’est l’utopie d’aujourd’hui qui sont les solutions de demain. "

Réfléchir, transmettre, agir par des gestes responsables au quotidien c’est aussi ma participation politique au quotidien. Chacun peut le faire puisque nous sommes… " dans le monde d’après… ".

Pierre RABHI a vécu cet engrenage chaotique moderne, cet esclavage de la surconsommation, ce pouvoir des monopoles économiques des entreprises et des gouvernements successifs. Nous subissons ici et ailleurs, surtout dans les pays dit pauvres, leurs impacts devenus catastrophiques au quotidien. Et depuis longtemps nous savons que la question du changement climatique est une question et des réponses éminemment politiques qui concernent aussi tous les citoyens mais les réponses sont complètement siphonnées par les grands états qui sont obsédés par le pouvoir et l’emprise qu’ils doivent continuer à garder sur les peuples.  

Opium pour le peuple avec la jouissance immédiate, la surconsommation, le trop de modernité, P RABHI a aussi donné l’alarme avec les mots qui doivent faire écho en nous : VIGILANCE ET CONSCIENCE : garder cette Biodiversité si tellement merveilleuse, si fragile, et tellement menacée... Par une de ses composantes... nous-mêmes.
Et probablement, comme nous, il a dû souffrir de l’échec de cette COP 26 !

Comme nos parents qui nous ont élevés ici dans une " abondance frugale " avant que se déferle sur nous l’empire de la surconsommation entretenue par nos pouvoirs coloniaux, Pierre RABHI est aussi comme nos gramoun, comme nos vrai(e)s militant(e)s, un de nos guides spirituels : renouer nos liens avec cette terre si généreuse, L’AIMER. Les propositions de ce pionnier de l’agroécologie en France, de ce paysan penseur écrivain nous proposent une véritable philosophie de vie. Il l’a dit : l’agroécologie ce n’est pas uniquement une question de technicité, c’est une manière de vivre de penser le monde qui nous entoure. Et ce ne sont pas ceux qui pratiquent cette AGROÉCOLOGIE ici à La Réunion qui nous contrediront ! Je connais leurs compétences et l’amour qu’ils portent à sauvegarder nos valeurs, nos traditions ancestrales, nos patrimoines, et je connais les difficultés qu’ils rencontrent car encore incompris des institutions engluées dans leurs copier-coller…

Ici sur ce petit bout de terre, cette île menacée elle aussi, serons-nous faire ce " retour à la Terre " ?

Nos gouvernances locales et nous aussi avons des efforts à faire, des défis à relever et cela ne consiste pas seulement à demander lors de la réunion des ASSOCIATIONS DES MAIRES en France, à demander au Président Macron de relever notre économie pour nous. Ne pourrons-nous jamais nous réaliser avec les moyens qui nous sont octroyés pour mettre en œuvre un projet économique soucieux du vivant, mais adapté, viable, concerté et donc réfléchi par nous. Nous avons assez subi les transferts de modèles. Les conséquences ont été et demeurent dramatiques : nous connaissons les conséquences de l’errance ici, nous voyons aussi la colère d’un peuple dont on se moque : nous l’avons entendu ces dernières semaines dans les Antilles.

Notre bon sens local nous a toujours éclairés. Saurons-nous à nouveau redevenir normaux et délaisser cette condition carcérale quotidienne que je viens de citer ? Enrayer cette économie de comptoir qui n’a jamais cessé d’engraisser les monopoles néocoloniaux locaux et nationaux ?

Retrouver l’harmonie avec les autres et avec soi est aussi une question de politique, P RABHI nous propose finalement d’y réfléchir et de… CHOISIR.       

Yvette DUCHEMANN
Présidente de 7 (SEPT SOLIDARITÉ ECOLOGIQUE POPULAIRE POU NOUT TÈR)

   

3 Commentaire(s)

Mékoué, Posté
Madame, plaidoyer intéressant, mais qu'en est-il de la réalité quotidienne, de notre implication et celle des élus ' En effet un moteur thermique en marche (essence, diesel), rejette par minute en moyenne 1500 fois de l'oxyde de carbone, cette réalité permanente n'est pas verbalisable; par contre rassembler les fruits mûrs, les feuilles mortes tombés de l'arbre, les bruler/incinérer pendant quelques minutes dans un espace protégé, en plus de détruire bon nombre de parasites sans faire appel aux insecticides, néanmoins pour cette action plus bénéfique en tout point, que dangereuse, ( par extension l'écobuage qui se pratiquait depuis la nuit des temps), le verticalisateur guette et sanctionne sévèrement. Pendant ce temps sans atermoiement, on détruit de plus en plus et entre autre, les "chauves-souris" et malgré le lâcher de moustique "eunuques" et la vaporisation d'insecticide la nuit, les moustiques classiques se portent bien et la dengue n'est toujours pas éradiqué... Ces exemples et foutaises, hélas on peut à loisir les appliquer à pratiquement tous les domaines. Par ces faits, il devient de plus en plus légitime de se poser les questions suivantes : Élus, Scientifiques', travaillent-ils réellement pour le bonheur de l'Humanité ' Les " Peurs évoquées " et qui se multiplient outrancièrement, ne sont-elles pas promulguées, pour ne servir par la soumission, que des intérêts particuliers et minoritaires '
Riposte974, Posté
C ki encore , cette personne '
Jean-Claude GENEST, Posté
Excellente analyse. Tout est dit.