Tribune libre :

La CGPER demande la fin de l'interdiction d'exportation des mangues et des agrumes


Publié / Actualisé
La fin de l'année est la période de pointe pour nos exportations de fruits et légumes. La CGPER constate que les obstacles se multiplient pour les agriculteurs qui vivent de l'exportation de leur production. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
La fin de l'année est la période de pointe pour nos exportations de fruits et légumes. La CGPER constate que les obstacles se multiplient pour les agriculteurs qui vivent de l'exportation de leur production. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

La CGPER note que lorsqu’un particulier veut envoyer un colis contenant des fruits de La Réunion, il le dépose à la Poste. Le colis est alors inspecté par un agent de la Poste qui n’a pas de formation vétérinaire nécessaire à l’établissement  d’un certificat phytosanitaire   et qui ne possède donc pas les connaissances nécessaires pour déterminer l’état phytosanitaire du produit.

Quand un agriculteur veut exporter sa production, il est soumis à de nombreux contrôles stricts qui ralentissent l’envoi et lui font perdre un temps précieux , obligé de quitter son exploitation pendant au moins une demi-journée afin de satisfaire aux différents contrôles phytosanitaires et administratifs exigés par les autorités.

La CGPER demande que tout soit fait de la part des autorités pour faciliter les démarches des exportateurs. Si l’État souhaite installer un peu de diversification dans l'agriculture réunionnaise, il faut trouver des solutions pour que nos fruits cultivés par des agriculteurs formés (certiphyto) et fiers de leur production (bon triage des fruits pour respecter le consommateur) puissent partir sans contrainte.

Par ailleurs, la CGPER rappelle que l’État interdit les exportations d’agrumes produits à La Réunion ainsi que des mangues. Cette interdiction d’exporter dure déjà depuis plusieurs années.

L'exportation d'agrumes n'est pas possible à cause d'un virus non présent en métropole qui détruit les vergers d'agrumes pays. Le virus sur les agrumes est présent en Corse mais cela n'empêche pas l'exportation des clémentines corses en AOP.

De plus, les bananes des Antilles sont contaminées par un virus nuisible mais cela n'arrête pas l'exportation de la banane des Antilles. Existe-t-il une différence de traitements entre les producteurs des outre-mer par les services de l'Etat ?

Concernant les mangues, la mouche des fruits (bactrocéras dorsalis) est désormais présente dans plusieurs régions du Sud de la France, ainsi qu’aux alentours de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Elle n’a pas pu être amenée par un fruit importé de La Réunion.

La CGPER demande au CIRAD de démontrer définitivement que la mouche des fruits est bien présente en Europe, et plus particulièrement en France, et surtout qu'il est impossible à cette mouche de faire son cycle de vie dans le froid de l'hiver européen en décembre et janvier, au moment où nos fruits sont exportés.

Pourquoi alors interdire les exportations de mangues et d’agrumes de La Réunion au prétexte qu’elles pourraient importer un nuisible qui est déjà présent dans des fruits autorisés à la vente en France, qui sont produits dans d’autres régions européennes?

La CGPER s’interroge sur les motivations d’une telle interdiction. Si les mangues de La Réunion sont absentes des rayons des commerces en France lors des Fêtes de fin d’année, nous ne doutons pas que leur emplacement sera occupé par des mangues issues d’autres régions de production que La Réunion.

La CGPER demande donc la levée de l’interdiction des exportations d’agrumes et de mangues, c’est la condition pour que notre principal marché d’exportation n’oublie pas qu’il existe des fruits à La Réunion.

Le Président de la CGPER
Jean-Michel Moutama

   

1 Commentaire(s)

Ste suzanne, Posté
Les grandes surface importe tous sorte de fruit dans n importe quel pays pour étalé dans leur rayon Les notre sont interdit à l export QUE se soit les fruits d Israël ou Afrique du Sud Chine sont elles dans l Europe QUE les consommateurs arrêtent d acheter ses poisons