Restrictions sanitaires :

Le couvre-feu et les jauges d'accueil impactent de nouveau les restaurateurs


Publié / Actualisé
Le préfet de La Réunion Jacques Billant a annoncé le retour du couvre-feu ce samedi 1er janvier 2022 de 21h à 5h. Retour des jauges également pour les ERP (établissement recevant du public), les restaurateurs ne pourront recevoir que 75% de leur capacité d'accueil en temps normal. Des acteur.rice.s du secteur et des restaurateur.rice.s de Saint-Denis témoignent au vu de ces nouvelles restrictions sanitaires, qui les impactent directement (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Le préfet de La Réunion Jacques Billant a annoncé le retour du couvre-feu ce samedi 1er janvier 2022 de 21h à 5h. Retour des jauges également pour les ERP (établissement recevant du public), les restaurateurs ne pourront recevoir que 75% de leur capacité d'accueil en temps normal. Des acteur.rice.s du secteur et des restaurateur.rice.s de Saint-Denis témoignent au vu de ces nouvelles restrictions sanitaires, qui les impactent directement (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Ces nouvelles mesures visant à freiner l'épidémie de Covid-19, face à la montée inquiétante du variant Omicron, représentent de nouvelles difficultés pour tous les secteurs liés à l'économie. Patrick Serveaux, président de l'UMIH (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie) estime que "le couvre-feu à 21h est un juste milieu, les restaurateurs pourront faire au moins un service. La cellule inter-ministérielle s'était fixée sur un couvre-feu à 19h et ça posait problème". 

- "Une mesure pénalisante" -

D'autres comme Ludovic Gachet, vice-président du club de la restauration estime qu'un couvre-feu à 22h aurait moins impacté l'activité que celui instauré par le préfet. "Environ 15% à 16% des restaurants à La Réunion ne sont pas ouverts le midi. Ils travaillent le soir mais maitenant c’est difficile avec ce nouveau couvre-feu" estime-t-il.

Celui-ci dénonce notamment les autres restrictions que subissent les restaurateurs. "On accueille que les personnes avec un pass sanitaire, donc ça réduit déjà le nombre de clients qui doivent en plus manger assis. Dès qu'ils se mettent debout ils doivent porter le masque. On ne s'en sort plus avec toutes ces règles. On sait que les restaurants ne sont pas les lieux où le virus circule le plus" martèle-t-il.

Pour le vice-président du club de la restauration, le couvre-feu est "une mesure pénalisante". "Nous sommes en période de vacances scolaires, c’est à ce moment que notre chiffre d’affaires est le plus important" rappelle-t-il. 

- "On n'a pas le choix" -

Des restaurateurs comme Eric au Carré Cathédrale à Saint-Denis s'adapteront en fonction des contraintes du couvre-feu. "Il n'a pas vraiment d'impact sur notre activité, on change la plage horaire et donc les heures de service" explique-t-il.

Pour Alex, employé dans un des bars du Carré Cathédrale, le couvre-feu "n'est pas la meilleure solution. Il y a encore des personnes qui vont faire la fête" soupire-t-il. "Après on n'a pas le choix, la situation dure depuis deux ans, on va respecter ce nouveau couvre-feu."

- Un chiffre d'affaires en péril -

Les restaurateurs qui ne peuvent accueillir que 75% de leur capacité maximale risquent de perdre une partie de leur chiffre d'affaires. C'est le cas de Nelson Timon, co-gérant du restaurant l'Estérel à Saint-Denis. "On s’attend à perdre un peu plus de 50% au moins" indique-t-il. "Pour le 31 décembre, on fait à peine la moitié du chiffre d’affaires qu’on avait fait l’année dernière", poursuit le restaurateur. Ecoutez :

Les acteurs locaux se sont d'ailleurs mobilisés pour aider les entreprises réunionnaises. "On a une équipe des représentants de différentes filières et des experts comptables et d'autres acteurs de ces secteurs qui travaillent actuellement pour le retour du Fonds de solidarité dans le but de pallier la perte de chiffre d'affaires" souligne Patrick Serveaux.

Agathe Legaigne, patronne du Karma, un restaurant d'alimentation positive, essaie de s'organiser "en fonction de la jauge mais ce n'est pas forcément facile car on vient à peine d'ouvrir". Ecoutez :



Le dernier couvre-feu avait été levé le lundi 4 octobre. D'autres restrictions sanitaires avaient également été levées à savoir la réouverture des discothèques ainsi que l'autorisation des pique-niques composées de 10 personnes maximum. Mais aujourd'hui plus que jamais, le préfet serre la vis.

Lire aussi - Covid-19 : fin du couvre-feu, réouverture des discothèques, les pique-niques autorisés par groupes de dix

vl/www.ipreunion.com / [email protected]

   

1 Commentaire(s)

HULK, Posté
Les syndicats professionnels ne réagissent même pas. Ils vont même très certainement soutenir la candidature de MACRON. Bien fait pour eux qui se laissent tuer à petit feu alors que l'on sait très bien que si on respecte un certain nombre de règles, on ne risque rien au restaurant. Mais bon,les moutons sont conciliants.