Question au Gouvernement de Karine Lebon :

Ministre de l'Outre-Mer : la rentrée scolaire sous la menace du Covid-19


Publié / Actualisé
L'année scolaire débutant à la mi-août à la Réunion, la rentrée des classes du 2 ème trimestre, en plein été austral, a eu lieu hier pour 220 340 élèves. Ce décalage de trois semaines a permis à la Rectrice d'annoncer la présence d'un assistant d'éducation supplémentaire par lycée et le recrutement de 36 professeurs des écoles sur liste d'attente, ce que je vous avais demandé il y a quelques mois, pour remplacer les enseignants contaminés dont le nombre a dépassé le millier dès hier. (Photo d'illustration : rb/www.ipreunion.com)
L'année scolaire débutant à la mi-août à la Réunion, la rentrée des classes du 2 ème trimestre, en plein été austral, a eu lieu hier pour 220 340 élèves. Ce décalage de trois semaines a permis à la Rectrice d'annoncer la présence d'un assistant d'éducation supplémentaire par lycée et le recrutement de 36 professeurs des écoles sur liste d'attente, ce que je vous avais demandé il y a quelques mois, pour remplacer les enseignants contaminés dont le nombre a dépassé le millier dès hier. (Photo d'illustration : rb/www.ipreunion.com)

Il est évident que ces mesures ne sont pas à la hauteur de la crise et qu’elles n’ont guère de chances de nous éviter le chaos subi par les familles et les écoles de l’Hexagone. D’ailleurs, près de 350 classes sont déjà fermées.

La reprise des cours s’effectue dans un contexte sanitaire très inquiétant. L’épidémie flambe. La Réunion a le taux d’incidence le plus élevé de France. Les hospitalisations s’envolent. Les médecins parlent d’une "accélération très violente" de la circulation virale dans l’île.

État d’urgence, couvre-feu et désormais Plan blanc, tout un arsenal d’exceptions est mobilisé pour tenter de diminuer la pression sur un système hospitalier saturé et sur des capacités en réanimation constamment au bord de la rupture. La communauté éducative et les élus locaux veulent éviter aux Réunionnais de vivre un scénario catastrophe et souhaitent garantir la continuité pédagogique et scolaire.

Il y a donc urgence à redimensionner le dispositif de remplacement des enseignants absents. Il y a aussi urgence à entendre les municipalités dont les personnels sont en première ligne pour appliquer les protocoles sanitaires dans les écoles et qui supportent, sans compensation, le coût des mesures imposées par l’État.

Pour pallier en temps réel l’absence de personnels qui se profile et assurer la bonne marche des cantines et des activités périscolaires, les maires de la Réunion, de tous bords politiques, veulent créer des brigades de remplacement.

M. le Ministre, le gouvernement compte-t-il agir en ce sens pour juguler la désorganisation qui menace nos écoles ?

   

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