Tribune libre de Jean-Hugues Ratenon :

Tresta Star : demande d'expertise sur les fonds marins


Publié / Actualisé
Le bateau Tresta Star s'est échoué à La Réunion dans la nuit du 3 au 4 février 2022. A ce jour, il se trouve toujours sur place soit, 25 jours après l'échouage. Je salue l'engagement de tous ceux qui ont alerté l'opinion publique sur la pollution que cela a provoqué, car il n'y a pas de petites ou grandes pollutions. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Le bateau Tresta Star s'est échoué à La Réunion dans la nuit du 3 au 4 février 2022. A ce jour, il se trouve toujours sur place soit, 25 jours après l'échouage. Je salue l'engagement de tous ceux qui ont alerté l'opinion publique sur la pollution que cela a provoqué, car il n'y a pas de petites ou grandes pollutions. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Devant ce constat, j’ai souhaité me rendre sur les lieux. Le général de Gendarmerie m’a permis de faire un survol au-dessus du Tresta Star, en ce lundi 28 février. Je tiens donc à remercier la Gendarmerie Nationale.

Accompagner d’un membre d’Attac en la personne de Didier Bourse, j’ai pu constater que la coque du pétrolier est maintenant totalement ouverte sur plus du tiers de sa longueur. Cette observation est sans appel, le navire est devenu une véritable épave.

Le risque de pollution est bien réel, comme ce qui a été constaté sur les côtes de Saint-Philippe et de Sainte-Rose.

Ce fuel se répand peut-être encore dans l’un des plus beaux sites de La Réunion, riche de sa biodiversité marine et pourtant rien n’avance sur le lieu du sinistre, bien au contraire.

Je demande donc aux autorités d’expertiser les fonds marins sur les conséquences que cela pourraient engendrer.

Permettez-moi aussi, de dénoncer la mauvaise gestion de cette catastrophe qui coûtera très cher. Et au regard du développement du trafic maritime engagé par l’Ile Maurice, le risque que d’autres bateaux s’échouent sur l’île est présent, et nous devons nous préparer à cela.  
                                                                                                                              
Jean-Hugues Ratenon

   

2 Commentaire(s)

Mékoué, Posté
Il n'y a plus à chercher midi à 14h, l'accident avec tous les risques qui en découlent est réel. En dépit du coût de l'opération, la question qui vaille et doit être retenue : quelle est la meilleur solution pour la préservation de l'environnement: renflouage ou déconstruction sur place du navire' Quant à régler les comptes et chercher les responsabilités, ce n'est là que de "l'attentisme" et pure hypocrisie voire de complicité internationale, des États, des Assureurs, du laisser-faire... En effet, depuis que les " tankers " entre autre polluent par : manque d'entretien, accident, naufrage, incompétence aussi et hélas de la majorité du personnel embauché à bas coût,.., (bien souvent de professionnel, il n'y a que le commandant, le chef mécanicien...), et qu'à chaque fois après accident, il faut des décennies pour tenter de cerner les responsabilités des uns et des autres..., Sans attendre " la prochaine lune ", La priorité c'est de retenir la meilleure solution pour traiter dans l'urgence ce problème afin de préserver le plus possible l'environnement.
Toute vérité n'est pas bonne à dire , Posté
Si le.navire était échoué à St Pierre ou St Paul, le navire té fini ale à Maurice. Comme c'est à St Philippe ça n'avance pas.