Tribune libre du CPCS :

Réaction de l'interprofession après les déclarations du président de la Chambre d'Agriculture


Publié / Actualisé
Suite aux déclarations du Président de la Chambre d'Agriculture en date du 3 mai 2022, le CPCS (Interprofession de la canne et du sucre) souhaite apporter aux planteurs un éclairage sur la réalité de la situation. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Suite aux déclarations du Président de la Chambre d'Agriculture en date du 3 mai 2022, le CPCS (Interprofession de la canne et du sucre) souhaite apporter aux planteurs un éclairage sur la réalité de la situation. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

" Principal acteur de la défense des intérêts de la filière canne-sucre et de sa pérénité, l’interprofession qui regroupe les planteurs et les industriels, tient à rappeler sa mobilisation sans faille, sa détermination et tous les efforts engagés ces derniers mois face à l’État pour que perdure la filière dont dépend tout l’équilibre du modèle agricole réunionnais ", déclarent de concert les deux co-Présidents du CPCS, Pierre-Emanuel Thonon pour les planteurs et Florent Thibault pour les industriels.

En effet, dans le cadre des négociations qui, depuis 2021, sont menées par l’interprofession au nom de la filière canne-sucre, avec pour partenaire l’État et alternativement ses différents représentants (le Préfet, le DAAF, le Ministre des OM, le Premier ministre et le Président de la République), il est nécessaire de clarifier les avancées clés de ces négociations et ne pas oublier qui les a véritablement initiées et menées :

1. Question des besoins des planteurs : le CPCS a travaillé sur cette question déterminante de calcul des besoins des planteurs car aucune autre instance n’avait fait cette démarche. Définir en amont ces éléments pour ensuite les transmettre à l’État était fondamental, pour que l’État puisse en retour se prononcer sur le soutien qu’il entendait apporter à la filière. Cette demande avait été préalablement validée par l’Intersyndicale des planteurs et avait permis au Co-Président planteurs du CPCS, avec les présidents de tous les syndicats agricoles, d’interpeller le Ministre des Outre-Mer lors de son passage à La Réunion en février 2022. Cette étape décisive initiée et conduite par l’interprofession a permis d’obtenir de l’État les 14 millions d’euros suplémentaires par an pour les planteurs de canne sur la totalité de la période 2022-2027.

2. Question des besoins de l’industrie sucrière : ils ont, eux aussi, été présentés en 2021 dans les instances paritaires (CPCS), dont la Chambre d’agriculture fait partie. Une rencontre dédiée a même eu lieu avec la Chambre d’agriculture, en présence de son Président, le 28 septembre 2021 pour exposer la situation et les perspectives de l’industrie sucrière, qui en l’état, conduisent à une impasse pour la filière.

3. Question concernant la revalorisation de la bagasse et de la mélasse : dès le 5 novembre 2021, l’interprofession les a mis sur la table lors d’une rencontre avec le Préfet. Enjeu important, ce sujet est régulièrement au cœur des échanges dans l’ensemble des réunions de l’interprofession. Aucune réponse n’a été obtenue à ce stade mais ces points demeurent à l’ordre du jour des prochaines réunions de l’interprofession dont la prochaine est prévue le 10 mai.

Ces sujets sont au cœur des préoccupations de l’interprofession car l’enjeu pour la filière est d’assurer sa pérennité et son avenir. Pour cela des solutions doivent être trouvées avec l’État pour permettre aux planteurs de dégager des revenus suffisants pour garantir la viabilité des exploitations en canne à sucre. Elles doivent permettre également aux industriels de garantir le prix d’achat de la canne aux planteurs malgré les aléas de marché et les augmentations des coûts.

   

1 Commentaire(s)

Foutant, Posté
Ban JA aster lé complice ek tereos alors ' mdrrrr ban rigolod va