Tribune libre de la section communiste du Port :

"L'urgence pour Olivier Hoarau et sa majorité : augmenter leurs indemnités !"


Publié / Actualisé
Dans l'actualité récente des élections présidentielles, les Réunionnais ont exprimé fortement leur rejet d'une certaine classe politique qui leur apparaît comme méprisante à leur égard. Cette expression de ras-le-bol provient en particulier de ceux qui " tir lo diab par la ké ", c'est-à-dire les 40 % de Réunionnais vivant sous le seuil de pauvreté, dont de nombreux Portois. (Photo d'illustration : Mairie du Port)
Dans l'actualité récente des élections présidentielles, les Réunionnais ont exprimé fortement leur rejet d'une certaine classe politique qui leur apparaît comme méprisante à leur égard. Cette expression de ras-le-bol provient en particulier de ceux qui " tir lo diab par la ké ", c'est-à-dire les 40 % de Réunionnais vivant sous le seuil de pauvreté, dont de nombreux Portois. (Photo d'illustration : Mairie du Port)

Le maire du Port et son équipe municipale n’ont pas entendu ce message de colère des citoyens du Port et de La Réunion.

Ainsi lors du conseil municipal du mardi 3 mai 2022, la majorité municipale s’est félicitée du jugement prononcé par le tribunal administratif en sa faveur qui lui donne le droit de majorer les indemnités du maire et de ses adjoints.  Et même si en fait il n’y a aucune obligation de l’appliquer, ils persistent dans leur décision indécente de voter un budget de 300 000 € par an afin d’augmenter leurs indemnités.

Ainsi  les élus de la majorité font fi de la frustration et du rejet des Portois, et particulièrement  de ceux qui sont frappés par les inégalités criantes.
Cette attitude du maire et de sa majorité est donc condamnable. D’autant qu’en décembre 2021, à propos du jugement sur le trop-perçu d’indemnités versés aux élus portois (pour un montant de 542.000 euros sur 2016 et 2017), la section PCR du Port n’avait pas manqué d’attirer l’attention sur la différence de traitement entre les élus, non tenus de rembourser, et un bénéficiaire du RSA ayant perçu un trop-versé d’allocation par la CAF, qui se rembourse automatiquement sans aucune discussion possible. La sanction est redoutable pour le porte-monnaie de l’allocataire, et indolore pour celui du maire et ses élus.

De même, face à cette nouvelle décision lamentable de la majorité municipale, il est difficile de comprendre la remise en cause en décembre dernier des avantages salariaux concernant les agents non titulaires du personnel communal du Port votés par le conseil municipal sous la mandature de Jean-Yves Langenier. Et qui à l’époque n’avaient pas fait l’objet de la moindre remarque de la part du contrôle de légalité. Il s’agissait de mesures allant dans le sens de la reconnaissance de la qualité du travail des agents communaux au service de la population et également dans le sens de l’amélioration de leur pouvoir d’achat.

Il est clair que pour Olivier Hoarau et son équipe l’urgence et la priorité, ce sont leurs propres indemnités. Comme il l’a déclaré sans honte lors du dernier conseil municipal, il revendique d’être allé au bout de la démarche judiciaire… pour son propre profit et celui de ses proches !"

La section communiste du Port

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !