Conflit avec Pôle emploi :

Centres de conduite poids-lourds : polémique sur l'attribution des formations


Publié / Actualisé
Ce lundi 16 mai 2022, six gérants de centre de formation à la conduite poids-lourds étaient réunis au centre Cadjee à Saint-Denis, devant les locaux de la direction générale de Pôle emploi. Ils affirment "ne pas comprendre pourquoi l'organisme a attribué le marché des formations à un seul centre de conduite de poids-lourds" Photo : ma.m/www.ipreunion.com)
Ce lundi 16 mai 2022, six gérants de centre de formation à la conduite poids-lourds étaient réunis au centre Cadjee à Saint-Denis, devant les locaux de la direction générale de Pôle emploi. Ils affirment "ne pas comprendre pourquoi l'organisme a attribué le marché des formations à un seul centre de conduite de poids-lourds" Photo : ma.m/www.ipreunion.com)

Avant 2019, l’enveloppe des formations allouée par la Région Réunion était distribuée de façon équitable entre chaque centre de l’île. Mais l’année dernière, la Région a transféré l’enveloppe à Pôle emploi. L’organisme a alors décidé de lancer un appel d’offres pour n’avoir qu’un seul interlocuteur. Un marché comprenant les formations du groupe lourd (titre pro marchandise/voyageur, CACES). atEmilie Nassibou, directrice pédagogique du centre de formation Nassibou, estime que ce marché "n'a pas peris une vraie concurrence".

Outre ce marché, les six directeurs de centre de formation poids-lourds dénoncent l’attribution des formations au permis SEC (permis poids-lourds, super-lourd et de transport en commun). "Les permis SEC ne font pas partie du marché, alors pourquoi les stagiaires sont redirigés vers le centre attributaire du marché", s’interroge Emilie Nassibou. 

Les dix centres de formation ont adressé un courrier à Pôle emploi, resté sans réponse. "Nous avons, le 11 décembre 2021, adressé un courrier à la directrice régionale, hélas toujours aucun retour", raconte Emilie Nassibou. Pour information, le courrier a été également communiqué au Préfet ainsi qu’à la Présidente de Région.

"On est à l’asphyxie financièrement, on ne s’en sort pas", explique, inquiète, Sylvie Tabère, gérante d’une auto-école à Saint-Benoît. "On risque de devoir licencier des gens et de fermer." Sans formation pour les poids-lourds, il ne reste aux centres de formations, que les permis voiture. "On arrive plus à payer les salariés, à payer les charges et à investir", relate Emilie Nassibou. "On ne peut pas prendre le risque d’investir avec des choses en plus à payer. Plus ça va moins on a de boulot", explique Freddy Hoarau, gérant du centre de formation poids-lourds du Butor.

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