Tribune libre de Philippe Naillet :

Une Première ministre de droite pour des réformes au détriment de la justice sociale et écologique


Publié / Actualisé
Le président de la République a nommé hier soir madame Élisabeth BORNE, Première ministre. La nomination pour la seconde fois de notre histoire d'une Première ministre - 30 ans après celle de la socialiste Édith Cresson - est une étape encourageante en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes. Le féminisme est un des combats des élus socialistes et écologistes pour l'émancipation des femmes dans notre société. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Le président de la République a nommé hier soir madame Élisabeth BORNE, Première ministre. La nomination pour la seconde fois de notre histoire d'une Première ministre - 30 ans après celle de la socialiste Édith Cresson - est une étape encourageante en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes. Le féminisme est un des combats des élus socialistes et écologistes pour l'émancipation des femmes dans notre société. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Néanmoins, ce choix politique est dans la droite ligne du président réélu par rejet de l’extrême droite. Emmanuel Macron réitère ainsi l’erreur de 2002 de durcir sa politique. En effet, Elisabeth Borne s’est largement illustrée dans la mise en place des mesures libérales au détriment du progrès social et environnemental lors du précédent quinquennat.

Cette politique hors-sol a été depuis 2017 successivement ministre des Transports avec la réforme de la SNCF qui a entraîné l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire, la transformation du statut de l'entreprise et la fin du recrutement au statut des agents. Ministre de la Transition écologique et solidaire du gouvernement, elle est responsable de la condamnation par deux fois du gouvernement pour inaction climatique.

Enfin, ministre du Travail, elle est à l'origine de la réforme de l’assurance chômage qui a précarisé de très nombreux demandeurs d’emploi et baissé en moyenne 17% le montant des indemnités.

Cette nomination est donc un mauvais signal, celui du statu quo de la politique d’Emmanuel Macron, voire du recul avec des réformes toujours plus libérales au détriment des Réunionnaises et des Réunionnais. Je pense notamment au recul de l’âge de la retraite à 64 ou 65 ans.

J’invite donc tous les progressistes, humanistes et écologistes à voter les 12 et 19 juin pour une majorité des forces de progrès social et écologique.

Philippe NAILLET
Député de la 1ère circonscription de La Réunion

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !