Culture : Richard Purdy expose :

Génération post-it


Publié / Actualisé
Montrer la futilité de la course après le temps de la société technologique, tel est l'objet de la "performance de Richard Purdy, artiste plasticien canadien. Du 27 au 1er mars 2009, il présente une exposition intitulée "I comme...". Elle est organisée à la mairie annexe du Moufia par l'association du champ libre en partenariat avec la ville de Saint-Denis. Le public pourra par ailleurs admirer des cartes de "l'inversion du Monde" créées par le même artiste.
Montrer la futilité de la course après le temps de la société technologique, tel est l'objet de la "performance de Richard Purdy, artiste plasticien canadien. Du 27 au 1er mars 2009, il présente une exposition intitulée "I comme...". Elle est organisée à la mairie annexe du Moufia par l'association du champ libre en partenariat avec la ville de Saint-Denis. Le public pourra par ailleurs admirer des cartes de "l'inversion du Monde" créées par le même artiste.
Durant cette exposition, il s'agit d'abord pour l'artiste de montrer l'arrogance de l'homme moderne. "Il court après le temps pour des choses qu'il juge importantes, des rendez-vous, des rencontres, des courriels. Ce modèle de travailleur dépend de son organisateur électronique et de ses post-it", estime Richard Purdy. "Mais les choses les plus importantes ont-elles évolué depuis cent ans", s'interroge l'artiste. Pour lui, "la violence et la pauvreté sont toujours présentes mais les hommes s'en désintéressent, jusqu'à un jour se brûler les ailes".
L'intitulé de la première partie de cette exposition n'est pas anodine, "I comme Icare...", en allusion au personnage mythologique qui s'est brûlé les ailes en s'approchant trop près du soleil. C'est cette image que veut représenter l'artiste canadien dans sa "performance" dont il a réservé la première au public réunionnais. Un comédien peint en or (pour représenter l'argent) colle des post-it, symbolisant les outils technologiques, sur un mur pour former une aile. Mais ces post-it ne résistent pas à la force du vent d'un ventilateur, montrant ainsi la futilité de ces outils.
Parallèlement à cette "performance", cinq cartes de "l'inversion du Monde", travail plus ancien mais jamais montré dans l'île, seront présentées au public. Intitulées "I comme Inversion du Monde", ces cartes montrent notre planète composée de terres là où régnait l'eau et inversement. "J'ai rêvé de ces cartes et ensuite je les ai créées", affirme Richard Purdy.
Par ailleurs, l'artiste canadien participera à deux conférences, le samedi 28 février à 10 heures 30 à la faculté de Lettres de l'Université du Moufia et le jeudi 26 février à 16 heures à l'école des Beaux-Arts du Port.
   

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